‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 14 sur 114 · LE MARQUIS, LE COMTE · texte numérisé non relu

LE MARQUIS, LE COMTE

LE COUTB.

Est-ce que cette dame est mariée ?

LE MARQUIS

Oui, mon cousin; j'ai été très-malade... Rassurez-vous; il n'y parait plus.

LE COMTE

Je respire! Et quelle maladie avez- vous eue, de grâce ?

LE MARQUIS

La baronne est veuve. Je vous remercie de l'intérêt que vous lui témoignez.

LE COMTE, à part.

C*esc un original.

LE MABQUIS^ è part.

Lon héritier me déplaît. (Haut) Causons de nos affaires. Je

n'ai pas d'enfant; vous êtes mon pfus proche parent, et mon intention, comme je vous l'ai écrit, est de vous laisser tous mes biens.

LE COUTE

Et je vous promets de reconnaître vos bi entai ts, en en faisant un usage agréable à Dieu.

LE MARQUIS

Vous en ferez l'usage qu'il vous plaira. — Mais j'ai mis deux conditions à ce que vous appelez mes bienfaits; j'espère qu'elles ne vous répugnent ni l'une ni l'autre ?

LE COUTE

La première étant d'ajouter votre nom au mien, je la regarde comme une faveur.

Très-bien. — Et la seconde, de prendre une femme de mon choix, comment la regardez-vous?

LE COMTE

Gomme un devoir filial.

LE MARQUIS

Le mot est fort.

LE COMTE

Il n'est que juste, monsieur ; car je puis dire qu'au reçu de votre adorable lettre, je vous ai voué tous les sentiments d'un fils.

LE MARQUIS

Gomme çsl^.,. Tout de suite?... PauJ

LE COMTE

A ce poini que je ne me suis plus reconnu le droit de disposer de ma main sans votre aveu, et que je n'ai pas hésité à rompre un très-riche mariage que M. de Sainte-Agathe m'avait ménagé dans Avignon.

LE MARQUIS

Les choseï» a'étaiont sans doute pas très-avancéesf

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