‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 2 sur 114 · PERSONNAGES · texte numérisé non relu

PERSONNAGES

LB MARQUIS D'AUBBRIYB. MM. Saicbom.

LE COMTE D'OUTRBYILLB Laboohb.

M. MARECHAL Pboyobt.

GIBOTBR OOT.

M AXIMILIBN GÉRARD Dst^aunat.

LA BARONNE PFBPFBRS. M*« Abmould-Pliiiv.

MADAME MARÉCHAL. Nathalib.

FERNANDE Vayabi;

DUBOIS, yalet de chambre du marquis. . . . MM. BABBé.

COUTURIER DE LA HAUTB-SARTHB. Mibbcodb.

LB VICOMTE DE YRILLIÈRB Ybbobllbt.

LE CT-JEVALIER DE OBRMOISB .... Eatmond.

MADAME DE LA YIBUZTOUB MU^Coblbmtb.

•it à Ftti^» de aoejann.

près ni de loin. Je connais les droits et les devoirs de lâk Comédie aussi bien que mes adversaires : elle doit lejy respect aux personnes, mais elle a droit sur les chosesy ^ Je me suis emparé d'un fait de l'histoire contemporaine qui m'a paru un symptôme frappant et singulier de la situation troublée de nos esprits ; je n'en ai pris que ce qui appartient directement à mon sujet, et j'ai eu soin d'en changer les circonstances pour lui ôter tout caractère de personnalité. Que peut-on me demander de plus? Répondrai -je à ceux qui reprochent à ma comédie d'avoir été autorisée, c'est-à-dire d'exister? Le point est délicat. S'il est permis de comparer les petites choses aux grandes, je demanderai à ces puritains qui a jamais songé à reprocher au Tartufe la tolérance de Louis XIV 7

àlflLB AUQTBB.

Quoi qu'on en ait dît, cette comédîe n'est pas une pièce politique, dans le sens courant du mot : c'est une piè ce — "' sociale. Elle n'attaque et ne défend que des idées-, abstraction faite de toute iorme de gouvernement.

Son vrai titre serait Uz Cléricaux, si ce vocable était de mise au théâtre.

Le parti qu'il désigne compte dans ses rangs des hommes de toutes les origines, des parlisans de l'Empire comme des partisans de la branche aînée et de la branche cadette des Bourbons. Maréchal, actuellement député, le marquis d'Auberive, Couturier de la Haute- Sarthe, ancien parlementaire, représentent dans ma comédie les trois fractions du parti clérical, unies dans la haine ou la peur de la démocratie ; et, si Giboyer les englobe toutes trois sous la dénomination de légitimistes, c'est qu'en effet les légitimistes seuls sont logiques et n'abdiquent pas en combattant l'esprit de 89. / L'antagonisme du principe ancien et du principe m< 'derne, voilà donc tout le sujet de ma pièce. Je défie

qu'on y trouve un mot excédant cette question; et fal l'habitude de dire les choses assez franchement pour ne laisser à personne le droit de me prêter des sousentendus.

D'où viennent donc les clameurs qui s'élèvent contre ma comédie? Par quelle adresse cléricale soulève-t-OD contre elle la colère de partis auxquels elle ne touche pas ? Par quelle falsification de mes paroles arrive-t-on à feindre de croire que j'attaque les gouvernements tombés? Certes, c'est une tactique adroite de susciter contre moi un sentiment chevaleresque qui a un écho dans tous les cœurs honnêtes; mais où sont-ils, ces ennemis que je frappe à terre? Je les vois debout à toutes les tribunes ; ils sont en train d'escalader le char de triomphe; et quand j'ose, moi chétif, les tirer par ia jambe, ils se retournent indignés en criant : « Respect aux vaincus I »

En vérité, c'est trop plaisant I ^Un reproche plus spécieux qu'ils m'adressent, c'est d'avoir fait des personnalités.

- Je n'en ai fait qu'une : c'est Déodat. Mais les représailles sont si légitimes contre cet insulteur, et il est n'ailleurs si bien armé pour se défendre î

Quant à l'homme d'État considérable et justement honoré qu'on m'accuse d'avoir mis en scène , je proteste énergîquement contre cette imputation : aucun de mes personnages p'a la moindre ressemblance avec lui, ni de

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