‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 36 sur 114 · ACTE DEUXIËMB. I · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIËMB. I

LA BARONNE, menagunt Farnande du doigt.

Âh! malicieuse, vous aviez reconnu votre ouvrage, et tous vous moquiez de moi, en me demandant s'il m'avait coûté beaucoup de temps 1

FBRNANDB.

' Je voulais vous faire avouer que vos bonnes œuvres ne vous laissent pas le loisir de tricoter.

MARÉCHAL, à part.

Cette enfant a de l'esprit quand il le faut.

MADAME MARÉCHAL

Mettez-moi au courant, de grâce 1

LA BARONNE

Quelle est la femme du monde qui fait sa tapisserie ellemême et ne se coiOe qu'avec ses cheveux? Ce sont des supercheries si générales et si bien admises, que, quand notre fausse natte se détache devant nos amis, nous la rattachons en riant (eUe roule son carrtaii); et c'est ce que je fais.

MARÉCHAL, à part.

Charmante! adorable! on n'a pas plus de grAcel

LA BARONNE

Ce qui m'étonne dans cette aventure, ce n'est pas que ma tapisserie ne soit pas mon ouvrage, puisque je l'achète; c'est qu'elle soit le vôtre, mademoiselle.

MARÉCHAL

Au fait, oui, comment a-t-elle pu vous être vendue?

MADAME MARÉCHAL, à Fernande.

J'ai toujours soupçonné la fidélité de votre femme do chambre,

Pauvre Jeannette! elle est incapabIe.M

MADAME MARÉGHAI..

Ce n'est pas la première fois que vos petits ouvrages se perdent; il est probable qu'elle en fait commerce.

LA BARONNE

Et que la pauvre vieille à qui nous les achetons est une receleuse. Encore une déception de la charité 1

MARÉCHAL

C'est très-grave. Faites venir Jeannette, que je Tinterroge.

FERNANDE

Non, mon père; je vous expliquerai plus tard ce grand mystère.

MADAME MARÉCHAL

Pourquoi pas tout de suite ?

MARÉCHAL

Faites venir Jeannette.

FERNANDE, trèf-ronc*.

Eh bien, puisqu'on m'y oblige, c'est moi qui donne ces ba-

.gatelles à la vieille Hardo lin.

MAXIMILIBN, à part

Tiens, tiensl

Ce n'est pas la peine de rougir comme vous faites.

LA BARONNE

Aussi, madame, pourquoi la force-t-on à montrer sa belle âme?

FERNANDE

Ces choses-là sont ridicules quand elles ne sont pas secrètes.

MADAME MARÉCHAL

C'est de la charité romanesque.

MARÉCHAL

N'as-tu pas assez d'argent pour faire l'aumône T

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