ACTE PREMIER. à
DUBOIS
Et que voulez-vous que je devienne, moi? S'il n'y a plob d'Auberive au monde, qui voulez-vous que je serve?
LE MARQUIS
Tu as des économies : tu vivras en bourgeois, tu seras ton mattre.
DUBOIS
Quelle chute! Je ne m'en relèverai pas. Votre vieux serviteur vous suivra dans la tombe.
LE HARQUIS.
A quinze pas, s'il vous plaît 1 — Tu m'attendris, Dubois; sèche tes larmes, tout n'est pas désespéré.
DUBOIS
Quoi! mon maître se rendrait à mes humbles prières?
LE MARQUIS
Non, mon ami ; j'ai fait mon temps et je ne reprendrai pas de service. Mais je tiens à mon nom autant que tu peux y te^ nir toi-même, sois-en persuadé, et j'ai trouvé une combinaison extrêmement ingénieuse pour le perpétuer sans m'exposer.
DUBOIS
Quel bonheur! je n'ose pas demander à monsieur le marr quis...
LE MARQUIS
Tu fais bien ! Reste dans cette modestie, et qu'il te suffise de savoir que je te prépare des Auberive. J'attends aujourd'hui même... J'attends beaucoup de monde aujourd'hui.
DUBOIS
Ohl le meilleur des maîtres I
LE MARQUIS
Tu es un bon garçon, je ne t'oublierai pa&
DUBOIS, àWt
*'y compte bien.
t LE FILS DE GIB07ER.
LE MARQUIS
Enlève le couvert; je monterai à cbeval à deux heures.
LA BARONNE, paraissant sur la porto.
A cheval I
DUBOIS, annonçant.
Madame la baronne Pfeffers. (n sort)