SCÈNE XII
Les MéMES, MARÉCHAL, LE MARQUIS.
MARECHAL
Bh bien, monsieur Grérard, voilà comme vous travaillez t
MAXIUILIBN.
Je priais mademoiselle de se charger auprès de vous, monsieur, d'une communication qui me coûte un peu : ma démission.
MARÉCHAL
Gomment I votre démission t Mais je ne l'accepte pas. Vous me laissez là juste au moment où j'ai besoin de vousl
LE MARQUIS
Gela ne se fait pas, mon cher.
MAXIMILIEN
Je me suis mal expliqué, monsieur. Je ne suis pas homme à reconnaître vos bontés, en vous mettant dans l'embarras. Je voulais seulement vous prier de me chercher un successeur. Je resterai jusqu'à ce que vous l'ayez trouvé.
marAghal.
C'est très-contrariant I je m'habituais à vous, moi. Je déteste les nouveaux visages.
LE MAUQUIS.
Quelle lubie vous passe par la tète ?
MARÉCHAL
Es\rce qu'on vous offre une meilleure place?
MAXIMILIEN
Non, monsieur; si je quitte votre service, c'est pour rentrer au mien. Je suis habitué à ne relever que de mon travail, et je me sens incapable d*aucune autre sujétion.
MARECHAL
Votre travail 1... sapristi I vous m'avez avoué qu'avant d'être à moi vous faisiez des travaux de librairie, à trente francs la feuille, petit texte.
MAXIMILIEN
Petit texte, oui, monsieur.
MARECHAL
Et vous voulez recommencer ce métier de meurt-de-faim?
FERNANDE, à ptrt.
Je lui ai ôté son pain I
MARÉCHAL
Mais c*est absurde 1
MAXIMILIEN
Rappelez-vous la fable du Loup et du Chien.
MARÉCHAL
Est-ce qu*on vous traite ici comme un chien ? Vous manquef-on d'égards?
MAXIMILIEN
Au contraire, monsieur; mais, par un travers de mon esprit, dont* je ne suis pas maître, tous les soins qu'on prend pour me faire oublier l'infériorité de ma position ne servent qu'à me ia rappeler. C'est injuste et ridicule, je le sais. Je n'accuse que
( moi ; mais je souffre et je m'en vais. (Fenande sort par la gauche.^