ACTE TROISIÈME
MADAME MARÉCHAL
On ne vous a pas vu depuis hier, monsieur Maximilien. C'est par mon mari que je sais que vous nous quittez.
HAXIMILIEN.
Oui, madame.
MADAME MARÉCHAL
Le vrai motif de votre détermination est-il bien celui que vous avez donné à M. Maréchal?
MAXIMILIEN
Sans doute.
MADAME MARECHAL
Tant mieux ! Je craignais que ma belle-fille ne vous eût blessé en quelque fagon.
MAXIMILIEN
Non, madame.
Alors, vous ne nous quittez pas fâché ? vous n'oublierez pas tout à fait que cette maison a été la vôtre pendant quelques jours? Le secrétaire nous quitte, mais l'ami reviendra?
MAXIMILIEN
Certainement, madame.
MADAME MARECHAL
J'avais besoin de cette promesse ; car vous m'avez inspiré une véritable amitié, monsieur Maximilien.
MAXIMILIEN
Vous ète.c frop bonne, madame.
MADAME MARECHAL
Ce n*est pas une prolestiiion banale, soyez-en sûr. J'espèro que vous me mettrez un jour à Tépreuve.
MAXIMILIEN
Jamais 1
UADÀMB VARËCHÀL.
Pourquoi jamais? Votre fierté refuse-l-^lle de devoir quelque chose à une affection presque maternelle ?
MAXIMILIBN.
Eh I madame, laissons là celte maternité impossible.
MADAME MARÉCHAL, balMant 1m yenx.
Ne puis-je être au moins votre sœur nlnée?
Non, madame, pas plus ma sœur que ma mère.
MADAMB MARBCHAL, a'oneToIx faiblt.
Quoi donc alors?
MAXIMILIBN.
Rien, (un sllraoe.)
MADAME MARÉCHAL
f" Oui, vous avez raison; tout nous sépare. J'étais folle de vous demander de revenir; ne me revoyez plus. Je comprends votre départ à présent. Vous êtes un honnête homme, je vous remercie.
L— MAXIMILIBN, à part.
^ n n'y a pas de quoi.