ACTE TROISIÈME
LE COMTE
n travaille, m'a-tron dit.
LÀ BARONNB.
Âquoi, mon Dieu?
LE COMTB.
Probablement à son discours.
LA BARONNE
Je le croyais fait. C'est justement à ce sujet que je vien». J*espère que madame Maréchal m'aidera à forcer la consigne qui dérobe son époux aux regards des mortels.
Je n'en doute pas.
LA BARONNE
Ni moi non plus, (a iMrt.) Il est d'une candeur... inestimable, (naat et «'aaMyant.) VoUà trois fols en très-peu de jours que le ciel TOUS met sur mon chemin : cela ne ressemble-t-il pas à unej Tolonté de nous faire lier connaissance?
LE COMTE, debout
On le dirait.
LA BARONNB.
Peut-être doit-il résulter de notre rencontre quelque chose d'heureux pour notre cause. J'en ai comme un pressentiment ; et vous?
LE COMTE
Ce serait bien glorieux pour moi, madame.
LA BARONNE
Vous avez sur le front le signe des appelés.
LE COMTE
Vous êtes trop bonne.
LA BARONNE
Le ciel emploie volontiers les mains pures. Le célibat est une grande vertu, vous le savez.
99t LE FILS DE GIBOYBa
LE COMTB.
Hélas l je vais me marier.
LA BARONNB.
Vous marier?
LB COMTB.
Oui , madame; j'épouse mademoiselle Fernande.
LÀ BARONNB.
On peut aussi faire son salut dans le mariage. Mes compliments, monsieur le comte; votre future est charmante et justifie bien la violence de votre passion.
LB COVTB.
La violence?
LA BARONNB.
Damel il n'y a qu'une passion violente qui puisse excuser...
LB COMTE
Mais le rôle politique de M. Maréchal n'est-il pas une noblesse? Je ne crois pas déroger en m'alliant à notre champion.
LA BARONNE, à pvt.
Ahl M. d'Âuberivel C'est bon à savoir, (sant.) Alors, c'est un mariage de convenance que vous faites?
LE COMTB.
Oui, madame, mon cousin le désire beaucoup.
LA BAEONNB.
C'est parfait. Je ne sais pas, d'ailleurs, de quoi je me môle, et vous devez me trouver fort indiscrète. Ne vous en prenez qu'à une sympathie peut-être inconsidérée; mais, quand je vous ai vu, il m'a semblé que c'était un ami qui me venait. (Loi
tendant la main.) Mo SUiS-jC trompée?
LE COMTE
Ohl madame, (n porte m main yen ieft lèvres.)
L A B A BONNE, retirant m main aree on lomlre.
Non... ce n'est pas une galanterie banale que je vous demao-