‹ Le fils de Gde GiboyerChapitre 84 sur 114 · GIBOYER, MAXIMILIEN · texte numérisé non relu

GIBOYER, MAXIMILIEN

MAXIMILIEN

Toi!

GIBOTEll, h part, ateo un geste de oolèré.

Va te promener !

MAXIMILIEN

C'est toi qui signes Boyergi ?

GIBOTBR, durement.

Gomment es-tu là ?

MAXIMILIEN

Tu veux donc continuer cet horrible métier? Pauvre père 1

6IB0TEB.

D'abord, tu m'as promis d'oublier que je suis ton ^ère I

MAXIMILIEN

Je t'ai promis de ne pas le dire; mais de l'oublier!... T'ai-je promis d'être un ingrat?

6IB0TBB.

Ah I.- Je ne te demande qu'une preuve de reconnaissance i

tii LE FILS DE GIBOTER.

G*est de me laisser achever mon œuvre. Je n'ai pas besoin de ton respect.

VAXIMILIEN.

Mais j*ai besoin de te respecter, moit Quelle latte impie veux-tu établir entre ma tendresse et mon honneur 1 Lequel des deux souhaites-tu qui emporte l^autre ?

GIBOTER, assis sur le canapé.

Je ne peux pourtant pas te laisser user par la misère t

MAXIHILIEN.

Penses-tu que j'accepterai encore tes bienfaits , sachant ce qu'ils te coûtent ? Ne m'as-tu pas mis en état de gagner ma vie et la tienne? Avons-nous tant de besoins , toi et moi? ^ Nous connaissons la pauvreté ; reprenons-en gaiement le che- ^min, bras dessus bras dessous. Ne sera-ce pas charmant de vivre tous deux de notre travail dans une mansarde?

GIBOTER.

Charmant pour moi, oui 1

MAXIHILIEN.

Et pour moi donc ! Je sais qui tu es maintenant. Je suis Qer de toi : j'ai lu ton livre !

T'a-t-il convaincu ?

MAXIHILIEN.

Certes 1 (Ini mettant la main sur le front) Et je ne VOUX pluS qUO

tu avilisses le grand esprit qu'il y a là. — Mon vieil ami , comme tu dois souffrir à vilipender tes belles idées dans ce journal d'écrevisses ! Quitte-le, je t'en suppliel (souriant.) Je te l'ordonne! J'ai bien aussi quelques droits sur toi peutêtre ? Tu as assez léché la boue sur mon chemin , comme tu dis ; essuie-toi la bouche pour m'embrasser. (u rembrasae sur la

joue. )

GIBOTER.

Brave enfant \

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