SCENE XII
L'ABBE , LE DUC ; il parle à la cantunnadc. LE DUC.
Encore une fois , monsieur le comte , je veux être seul , tout-ii-fait seul, {^percefant l'abbé.) Ah l encore quelqu'un ici I
l'Abbé, d'un ton mielleux.
En vérité, je ne sais pourquoi monsieur îe comte contrarie ainsi les goiits de Son Altesse; car ce désir de la sohtutle n'est que l'expression d'une àme pure et sensible.
' LE DUC
Vous ne blâmez donc pas ce goût, monsieur l'abbé l'abbé.
Dieu m'en garde , monseigneur 1 y a-t-il quelque chose de préférable à la solitude , à la tranquillité , à cette douce quiétude où l'àme presque détachée de la terre , s'élève à son gré dans les plus hautes régions de la pensée I
LE DUC
Vous dites vrai , l'abbé , c'est une grande consolation dç, pouvoir s'isoler par la pensée. Tenez, à mon âge. il iï}Q\
semble que les idées doivent être jeunes , vives , riantes , et pourtant je suis triste , inquiet ; il nie semble qu'un voile obscurcit ma vue , me cache quelque diose, je ne sais quoi... et si mon imagination veut aller plus loin, pénétrer ce doute, alors elle s'égare... et je ne trouve rien.,, rien qu'un vide iu^anense...
l'abbé.
Ah! que je conçois ces sensations, monseigneur!... comme vous , je les ai éprouvées; comme votre altesse , j'ai été tourmeulé décernai inconnu qui brise le ccÉur, avant d'avoir trouvé le remède infaillible...
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vivEt quel est-il ? ,o>ivi»^ 4\j.»o\int\
-r^^P ■ l'abbé. o\ .x'jov.v^.Ïj,bV.^
Eh I bicn^ monseigneur, avouez que si ces clans de là pensée , ces efforts de votre imagination , au lieu d'être vagues , de n'avoir aucun motif arrêté, étaient concentrés vers un but unique, élevé, avouez que cet état pénible'Ces* serait... ^: i-j-Ae.tli
^ ' LE jiVC , viccmcnt.
Oui , oui , l'abbé... un but unique , élevé... la gloire ?.. l'abbé.
Oh ! non, monseigneur, la religion; la gloire est changeante^ la gloire exige une activité , une énergie que de saints devoirs ne réclament pas; au contraire , la piété se plaît dans le repos, dans le silence, dans la solitude ; elle s'y fortifie fiiêmc et procure des jouissances ineffables, parce qu'elles sont pures.
LE DUC
Oui, vous avez peut-être raison, l'abbé, j'y songerai; i^i^is mîiintenant laissez-moi seul; tantôt nous causerons,.,. Au revoir, monsieur labbe, au revoir,::;,^ ,.^„^^^,.„„ ,^,^ll^„ï ^j,
^ 'J ir»i.^i?riJ> jnoi-l-'ABBÉ, à pan cft .yortû^Çypoq;? .^n-jup t. Wio Il est à nous ! n u' ..• 'a.i ui lup «jidànyJ
o^.^•^i,<,.^.3à.~o.^.• (Il salue et sort.)