SCENE XIÏI
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La solitude!., oui, l'abbé a raiso!tf',^^fei^tiKinqiiïllité'f'lë calme d'un cloître, ce doit être une bonne chose I Au lieu que la g'ioirè , il faut tant d'énergie , tant de volonféî.'.La gloire! c'est singulier , c'est comme' un des rêves dc'tnofi'éiifance , comme un souvenir confus et lointain ; je ne sais, mais ce seul mot éveille en moi une foule d'idées nouvelles, surtout depuis que je l'ai coinprif.... car, grâce à l'éducation qu'ils m'oiit donné, c'est à peine si j'ai lu quelque chose > et sans le hasard qui a fait ttygibeBSe livre entre mes mains (// ■■'■■■■ :rrr<ii >n ' ••' \r>. ^■^ii^v-iii- -4 ^'«t-- vf»"»'* -..ii- «i"" <
tire une brochure de sa poche et la parcourt en silence-) Au ! ce livre , c*est mon trésor le plus précieux ! je l'ai peut-être lu vingt fois, et toujours je le parcours avec une nouvelle avidité... les beaux vers I et quelle admirable destinée que celle de ce soldat qui devient {général, premier consul , empereur ! Ouel génie '. quelle puissance !.. mais après tout... est-ce vrai! n'est-ce pas un de ces romans fabuleux, composés à plaisir?., pourtant je ne puis m'expliquer l'instinct qui me porte à y croire... quel intérêt Bonaparte a pour moi. Bonaparte!., encore un mot qui réveille en moi je ne sais quelles pensées obscures, vagues. {P au se. )T'>] on Dieu ! mon Dieu ! qu'éprouvé-je donc? Oh ! ma têle se brise , et mon imagination s'épuise à chercher ! (// reste pendant quelques instans plongé dans une profonde rêverie. Une musique douce se fait entendre^ et l'orchestre allant crescendo exécute tout-à-coup d'une manière éclatante l'air: La victoire est à nous! Le duc tiré peu à peu de sa réWric, se lèfe l'œil brillant, et écoute avec ravissement ; puis ^ qua-id la musique a cessé ; Qu'entends-je ?.. quel est cet air?. . qu'il est beau ! qu'il est noble!., il me semble que mon cœur bat plus vite, qu'une chaleur inconnue circule dans mes veines!
( Le duc se lève l'œil brillant et écoute avec ravissement. )