SCENE XVÏ
LE DUC, L'ARfiÉ, LE COrviTE. .^
L ÂBBÉ. :({,! n j<>'i'-.
Monseigneur nn n'attend plus que vous pour l'ofSee dn
(En entendant l'abbé , le duc essuie ses yeux et se lève vivement,'^"^*^ h A Bvc , à part.
Ah!... ( Haut ) C'e.st bien, monsieur î'abbé, dans un instant je vous suis ; mais avant, je désirerais demander quelques
oq^l. ifji f-moru go^B. C0M,Tp,„,ï(;5/K£i«/q «^ ;>up8iaq , aiV. «ifl Monseigneur, je Aiii** vos orJrosU.aaa çliiiiJ'Hiq 93 ...^10B^
Oui là, tout-à-l'heure... je rêvais à quelques points d'histoire ([ui ne me paraissaient pas suffisamment e'claîicis. '
LE COMTE
C'est sans doute d'histoire ancienne qu'il s'aïïit/. .des Grecs;.. . ues Iroyens...
LE DUC
Non, c'est d'histoire modcine '. ( Ze comte fait un mouvement. ) C'est d'histoire de France ! {Autre moui'cment du eomte.) Et vous , M. de Walterbriitli , qui m'avez donné de si bonnes leçons , vous ne refuserez pas sans doute de ni'éclairer encore aujourd'hui de, vos, lumières? , ..infi -iji li oo 2j„^-,">yo-i3 vgoni iE COMTÉ , sâluaniii^P-? luip r
Certainement, monseigneur. '..'(jB^ii à r'o^^e! j Wiis allez voiï comme je procède. • "''
LE DUC. ' ' ^j ,.,
Eh! bien, M. le comte, dites-moi, que pensez-vous de Bonaparte?
( LE COMTE , reculant defràfëur.
I Hein?.. -- ^'-^ ^^'-^
l l'abbé , de MÇ''^' ^'« ^"^^ - ^^^ .
' ^!1?.wîh norR ol !««'•) ;iic7îioq 3:> ...noaloq
, ■■ ,LS;,COAlïE,.., îfî irtni r, ÎJJP .«ÏBpaB'l'i
J'ai sans doute mal entendu : monseigneur me fait l'honneur de me demander ?.. -■''<' ■
LE DUC
Ce que vous pensez de Napoléon Bonaparte,^, >^j, ssu^^ '""! ' '" , . I.B. CO^TE, balbutiant, ; i^:>jij5 -fo-'f vuj /
Mais, en vérité , il me serait assez difficile.iide répondre; ;. il me semble aivoir déjà eu l'honneur de dire à Votre Altesse que ce Bona... Bone... Bonaparte , je ne sais pas positivement son nom, était un feld-maréchal des armées de Sa Majesté Louis XVIIl , qui l'avait fait marquis et chevalier de ses ordres, en récompense de ses bons et loyaux services.
(Le comte fait un signe d'intelligence à l'abbé qui hausse les épaules.) -. ?>îj -jp.eBq J2e*« li'i' ; le duc.
C'est singulier I. . on m'avait assuré à moi... qu'il s'était fait empereur... empereur des Français. ..
LE COMTE, à part. ,
Je n'ai pas une goutte de sang dans les veines I (Haut.) Pardon, monseigneur... je puis me tromper... il y a tant de versions différentes... d'ailleurs, je... pourtant... (^raWc.) Venez donc à mon secours, l'abbé... je ne sais plus où j'en suis...
?•!- (Ml--.'; Oui... parlez, vous... M. l'abbé...
l'abbé.
Puisque monseigneur l'exige, je nie ferai un devoir de rétablir les faits un peu altérés, il est vrai...^ par Bî. le comte... et sans chercher à m'expliqucr quel intérêt |>eU*tous inspirer ce Bonaparte... :>;"' '
LE DUC, se contraignant à peine.
Oh I ma patience!., ma paiiencel.,. Quel inte'rêt monsieur,,, quel intérêt... vous le demandez?., mais ce Bouapaite, qui pendant dix ans a fait trembler le monde... ce Bonaparte, mort dans l'exil, n'a-t-il pas laissé un fils.., et ce fils élevé dans une cour étrangère, croyez-vous qu'il ait pu ignorer long-temps quel sang coulait dans ses veines?., croyez-votts qu'il n'ait paa droit de demander compte à ses instituteurs de tous leurs lâches mensonges?..
LE COMTE, bas à l'abbé.
Tout est perdu ! , x,. ..^.
Je puis vous as^urev que vous êtes dans l'erreur,,.,^ LE DUC, hors de lui. f |
Ah! vous me faites pitié!.. Eh! bien, démentirez-vous ces témoignages irrécusables?., ces cheveux, ce sont ceux de Napoléon... ce portrait, c'est le sien... démentirez-vous aussi un Français, qui a tout bravé pour arriver jusqu'à moi ?..
l'abbé et le comte. ,^jj
Un Français...
le duc, allant chercher Georsres.
Venez, monsïéM',' feriez répéter ce que vous m'avez révélé; venez leur attester que je suis le fils de Napoléon, et .qiL'ils vouç. déiAcnïent , s'ils l'osent! -n-j-f ivj ^?.iiW\
,8^;îjfA ■ri.i.^T (, iui ,: (Georges pai^ît.)K '"^^ ^'
.,-,it"i^ilf»Oi] ''■■Rti^tr,,', ■^.O.. J-E COMTE. ' !
Eh ! mais je le reconnais , c'est le jeune Français qui vint l'autre jour me demander la permission de présenter un livre à Son Altessesrrr/oi - - .1 -<«« )qaioi;n
LE DUC. . -..i-.-,:^ .11! l(slî(tmo:.i
Et vous voyez, monsieur le comte, qu'il s'est passé de votre permission.
Jeune homme !,. jeune homme !.. c(!tté imprudence pourra vous coûter cher I
*iiH ;.V- LE DUC. " "^^ ,
X, nicnsces... monsieur est ici sous ma sauve-garde-,
S't j'entends qu'il soit respecté... d'ailleurs, messieurs, j'ai été confié à votre surveillance, elle a été mise en défaut, et en laisant un éclat, vous vous perdriez les premiers.
l'abbé, au comte, "'i^*^ .\->itiiy\ -.aui»'
Il a raison.
y- '.(> ifovab av ^E DLc.f 'juuagiaznorn oupsiu'l
Moi-même/ je me tairai, mais j^ mks'desfcorfd'itîdh'sâ'Â^ôÂ silence !.. Comte de Walterbruth, vous vous démettrez le plus tôt possible de vos fonctions auprès de moi; aussi bien
maintenant nous nous accordrions difficilement... vous entendez...
LE COMTE , saluant.
Oui, monseigneur !..
LE DUC
Quant à vous, monsieur l'abbé, vous devez comprendre qu'il vous faut renoncer à vos projets. Le fils de Napoléon ne doit pas s'ensevelir dans un cloître... comme lui, il sera soldat; mais il n'oubliera jamais l'exemple sublime donné par son père, qui aima mieux renoncer à sa puissance que d'allumer une guerre civile, et il briserait sou épée plutôt que de la tirer contre la France , sa véritable patrie (i). {y4 Georges.) Monsieur Georges , votre tâche est remplie, ce jour a éié pour moi un grand jour! En me révélant ma naissance, vous m'avez imposé des devoirs que je saurai remplir; vous allez retourner dans cette belle France que je ne dois plus revoir... non , jamais; car l'élève de l'Autriche ne pourrait qu'y apporter le trouble et la discorde; pour être aimé de la jeunesse française il faut avoir é'é élevé au milieu d'elle. Mais dites bien à vos... à mes compatriotes , que de loin je ferai toujours des vœux ardens pour leur gloire et leur bonheur. Tenez , monsieur Georges, prenez cet anneau , portez-le pour l'amour de moi , et qu il vous rappelle quelquefois le pauvre François , condamné à un exil éternel. {D'une voix étouffée.) Adieu!.. {Il tend les bras à Georges qui s'y précipite ; puis se dégageant : ) Maintenant, messieurs, entrons à la chapelle... allons prier pour mon père.
(Il serre la main à Georges et s'éloigne précipitamment suivi du ,,f, comte et de l'abbé. La toile tombe.)
(i) Ici l'orgue commence à jouer dans l'oratoire, et continue doucement pendant tout le reste de la scène.
FIK.
PIÈCES NOUVELLESÈN VEPiT^fe' " •"«'^^»J">B«» Chez RIGA, éditeur, faubourg Poissonnii-rc . n. i.
1760, ou LA. MATINÉE D'UN GRAND SEIGNEUR, comédie en un acte et en vers, par M. Alexandre de Longprc , représentée surjgi } Théâtre-Français. Prix : 2 Ir. 5o c;' ,
■ il uts
LE FILS DE L'HOMME, drame en un acte, par M. Paul de Lussap,,,^|^ représenté sur le théâtre des Nouveautés. Prix : i fr. 5oc. -
QUONIAM, vaudeville anecdotique en deux actes, par MM. Desverger et Jadin, représenté sur le théâtre des Nouveautés. Prix: 2 fr.
LES TROIS CATHERINE, esquisses historiques du règne de Henri VIII, par MM. Duport et Monnais, réprésentées sur le théâtre des Nouveautés. Prix : 3 fr.
LES VARIÉTÉS DE 1850, revue en un acte , par MM. F. de Courcy, Brazier et Rougemont , représentée sur le théâtre des Variétés.
Prix : I fr. 5o c. ~ *
ANGÉLIQUE ET JEANNETON, comédie-vaudeville en quatre actes/^f"imitée de M. Pigault-Lebrun ; par MM. Ferdinand de VilIeneuveV.^ *^ Dupeuty et Xavier, représentée sur le théâtre du Vaudeville. ■ *" ■ ;
Prix : 2 fr.
LA SEPARATION, comédie en trois actes et en prose, par MM. Mclesville et Carmouehe, représentée sur le théâtre de l'Odéon. )
Prix : 2 fr.
L'ONCLE RIVAL , comédie-vaudeville, par M. Mélesville, réprésenaib tée sur le théâtre du Gymnase dramatique. Prix : i fr. 5p ç»r.,^^
LA MONNAIE DE SINGE, ou i.e Loyer de t.a dansf.use, proverto. f/^ mêlé de chants, représenté sur le théâtre des Variétés. ' h .r
Prix : I fr. 5o e.
SOLDATS, VOILA CATIN, croquis militaire en deux parties, par MM Desvergers et Anieet-Bourgeois, représenté sur le théâtre du Vaudeville. Prix : 2 fr.
NAPOLÉON A BERLIN, ou i.k Redingote cnisK , comédic-vnudfville , par MM. Dumersan et Dupin , représentée sur le théâtre <ks Variétés. Prix : i fr. 5o c.
• t>4'»f.ir
LE MARCHAND DE LA RUE SAINT-DENIS, ou i.e Magasin, la Maihie et la Cour d'assises , comédie-vaudeville en trois actes, par MM. de Villeneuve, Brazier et Emile Vanderhurch , représentée sur le théâtre des Nouveautés. Prix : 2 fr. ,
LA DEMANDE EN MARIAGE, ou i.e Jbsi me retoirmî, comédievaudeville en un acte, p;w M. Monnais, représentée sur le théâtre des Variétés. Prix : 1 fr. ,So e.
LI', .TESUITE, ou r.A (^onipe-Lettre, drnnu' en deux actes, p:ir MM. Paul Dupoit et Monnais, représenté sur ie théâtre des Nonveanlés. ' Prix : 2 fr.