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Sans ravoir son fils ?,.
-.UÊb îuaiii - GEORGES. '^ ^'H'^UÎ ','"'. l
' Sanis le revoir... Mais avant de re^r^;^ ,^f$ni[{j* ço*u^rv' Il iippela mon père qui l'avait suivi, ^ ,^,f, .,-.nfiri ^nb --îf ■
LE DUC
Votre père avait suivi Bonaparte ?
GEORGES. ■■(;''' n« ^
Oui , monseigneur, et connaissant son inaltérable' aftàcliemeut : Mon vieux camarade , lui dit l'empereur, je n'ai qu'un regret , c'est de ne pas voir mon fils avant de mourir ; mais ce regret sera moins poignant si tu me promets de remplir mes dernières volonte's. . Ce fils est maintenant à Vienne, à la cour d'Autriche. {Moiu'ement du duc.) On l'élève , m'a-t-on dit , clans une complète ignorance de son nom , on lui cache qu'il me doit le jour.
LE DUC.iJ . I €5
Grand Dieu ! quel soupçon !..
GEORGES
Promets-moi de faire tout au monde pour parvenir jusqu'à lui , pour le voir et lui dire combien son père l'a aimé... lui dire que tu as vu bien souvent couler mes larmes en pressant sa jeune image sur mes lèvres... et puis , tu lui remettras ces cheveux... ce portrait... c'est le mien , et je mourrai oon-itent , en penscmt que ses yeux s'y arrêteront avec amour. („âiu3lq I; Lj. £)uc, a^^acanxicté.
Après , monsieur, après.
GEORGES
Mon père promit tout; mais bientôt j'eus à le pleurer aussi ; il me légua le soin d'acquitter sa promesse , et depuis un an , monseigneur, j'habite les environs de Vienne, épiant les moindres démarches du fils de Bonaparte , attendant Utiè occasion favorable pour arriver jusqu'à lui. ^
LE DUC , hors de lui.
AchfiVi3Zj,ii>0nsieur, par pitié l
:,i.pivjpi3bU^a... GEORGES. :^ iii£<'' Î^^'^^^OV t>' JU6l
Et pour lui dire : Monseigneur, ce jour est le pTus beau cfe' ma vie , puisque je puis remettre en vos mains un dépôt sacré... ce portrait, ces cheveux , les voici..
(Il les lui présente à genoux (i).
LE DUC , poussant if.n cri déchirant, Âli!..il se pourrait... moi... moi... son fils... Ah î donnez... donnez... (Il baise ces objets, et, courant à une glace, il se coni-
(i) Un portrait .^ miniature, une boucle de cheveux enfennée dans Un médaillon. ' . , ■■"'■■
paro ai>ee le portrait,) Oli ! mon père!., mon père!., ce front... ces yeux... oui, ce sont les siens!.. Ah! je comprends tout maintenant... mes souvenirs s'expliquent... l'isolement dans lequel on m'a jeté',., leurs mensonges... leurs désirs... Les infâmes!., ils ont osé me cacher uia naissance , me dire que j'étais duc, prince, que sais-je... quand je suis le fils de Boiiaparte mort à Sainte-Hélène !..
GEORGES. ''*'
On vient de ce côlé... De grâce, monseigneur, calmez cette agit*it^9ïi,irip ,iir - ..,.:.,:!
,,,1, ■:. LEDUC. »' ■ lif- • !»« «jr
Oui , vous avez »ai<;on , je veux me donner Te plaisir dé' lès confondre.. Entrez, monsieur, entiez là... vous paraîtrez c|uaiKl il en sera temps... ''
(Il f;iil rentier Georges par la porte secrète.^ /
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SCSNE XV.
xjp 'niyBrt i:
LE DUC , seul.
Quelle politique étroite et barbare !.. Me cacher que je siiis le fils d'un grand homme 1 m'ëlever dans une ignorance absurde!.. Que pouvaient-ils donc craindre! est-ce que j'ai la té le de mon père'... ( // s'assied et contemple le portrait. ) Mon pauvre père ! il est donc vrai , tu m'appelais à ton lit de mortf>. ta dernière pensée fut pour moi , ei je n'étais pas là ! -^ .,■
^ (Il pleure. )