SCÈNE VII
LE DUC, sa suite, au fond du théâtre.
LF, DUC, après avoir écouté la prière de l'enfant.
Sort étrange de l’homme, imbécile pouvoir.
Qui peut tout convoiter et ne peut tout vouloir; Capable de s’ouvrir des horizons immenses , Heurtant, à chaque pas, d’importunes défenses.
Un temps.
Si l’homme , dans ses vœux , doit connaître une loi , Pourquoi cette tendance à ne servir que soi?
Quand je vais d’un seul coup accomplir un beau rêve. Pourquoi, là, dans cette âme, une voix qui s’élève? Au delà du permis, n’a.spirons plus à rien.
Ou qu’alors le désir soit la règle du bien.
Périssent les vains noms d’innocence et de crime.
Et qu’un but éclatant rende tout légitime.
Un temps.
Le nôtre est assez haut. Un duché, trois comtés A ma pauvre couronne en fleurons ajoutés ;
La moitié du Midi bientôt en ma puissance.
Et moi-même marchant l’égal du roi de France.
Un temps.
Mais le nom d’as.sassin à mon nom attaché ;
D’un stigmate éternel mon blason entaché;
Le spectre d’un enfant, la nuit, près de ma couche. Cherchant encor mon front pour y coller sa bouche ; Tous les tourments du jour, après ceux de la nuit, Et jusqu’en mes festins le remords qui me suit.
Entre un mcssa(;er. Le jour baisse par degrés.