SCÈNE II
JACQUES D’ARMAGNAC, CLARINS.
CLARINS, entrant précipitamment.
Enfant, votre tuteur approche : du rempart.
Aux derniers feux du jour, on voit son étendard.
Déjà l’un des arcbers
JACQUES D'ARMAGNAC
Et fuir est impo.ssible?
Désespéré.
Il me tuera, Clarins. Mon Dieu, que c’est horrible !
A Clarins d'un ton suppliant.
Oh ! s’il n’est pas trop tard, sauvez-moi, par pitié; Ouvrez cette prison, au nom de l’amitié,
Au nom du ciel, Clarins !
CLARINS, gravement.
Je vais jouer ma tête.
Mais Dieu sera content, et ma paix sera faite.
De ce vaste caveau qui passe sous les tours.
Je suis ici le seul qui sache les détours.
L’un d’eux, fait à dessein pour les jours de batailles. Peut conduire en secret au delà des murailles.
Par cet obscur sentier, je guiderai vos pas Vers des lieux où le duc ne vous atteindra pas.