JACQUES D’ARMAGNAC, JEAN D’ARMAGNAC
JACQUES D'ARMAGNAC, d part, examinant J«an d'Artnagnac.
Comme il ressemble à Jean !
JEAN D'ARMAGNAC, ù part , examinant Jacques d'Armagnac.
C’est le même air, mon Dieu !
Si c’était lui ! Mon cœur bat de crainte et de joie.
JACQUES D'ARMAGNAC, s'approcbant de Jean avec effusion.
O charitable enfant, c’est Dieu qui vous envoie Pour consoler un peu le pauvre délaissé.
Et relever un cœur que la peine a brisé.
s'animant.
Oh! quel bonheur d’avoir un ami pour sourire. Une autre âme d’enfant, à qui l’on puisse dire Tout ce qu’on a souffert, tout ce que l’avenir Prépare à notre cœur de maux à soutenir.
Il est si doux d’aimer sur cette triste terre.
Hélas! j’en avais un autrefois. O mon frère !
Pauvre Jean ! Je t’aimais d’un si fervent amour,
Et tu savais si bien me payer de retour !
Maintenant, enfermé sous .une affreuse grille.
Tu languis tristement au fond de la Bastille.
JEAN D'ARMAGNAC, à part.
C’est lui!
s'approchant de Jacques et lui prenant la main.
Séchez vos pleurs.
JACQUES
Je le verrais?