‹ Le fils de NemoursChapitre 51 sur 56 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LE DUC seul. — 11 fait grand jour, le ciel resplendit.

LE DUC

Pourquoi donc, ô soleil, cet éclatant lever?

Viens-tu pour me sourire, ou bien pour me braver? Sous assez de mystère ai-je caché le crime?

Ai-je bien fait silence autour de la victime ?

Un seul pouvait tout perdre, en son zèle indiscret : J’ai pris le bon moyen d’obtenir son secret.

Pour le récompenser de sa pieuse audace ,

Parmi. les bienheureux j’ai retenu sa place.

Du reste, entre mes mains, un otage est resté. Déjà, dans un lieu sûr, ce Nemours est jeté ;

Et si l’on veut braver l’excès de ma colère ,

Avant que je périsse , il rejoindra son frère.

Entrons donc hardiment dans ce destin nouveau, Sans craindre que les morts ne sortent du tombeau. 11 s'apprête à sortir. — Entre Jean de BeUunce.

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