SCÈNE IX
LE DÜG, JEAN DE BELZÜNCE.
, LE DUC, reculant épouvanté.
C'est lui ! sous son regard , je frémis, je succombe. Spectre vengeur, pourquoi quitter ainsi la tombe ? Moine, que me veux-tu?
JEAN DE BEI.ZUNCE
Te réclamer mon fils,
Cet enfant qu’en mes mains le ciel avait remis. Réponds, qu’en as-tu fait?
Un temps.
Si ta bouche est muette , Ton regard te condamne.
Il remonte vers l'ermitage.
O doute affreux !
LE DUC
Arrête !
C’est en vain qu’en ce lieu tu cherches ton enfant.
BELZÜNCE.
Où l’as-tu mis, cruel ?
LE DUC
Rends-toi près du torrent ;
Et là, prêtant l’oreille au bruit sourd de la rive.
Si le flot à sa voix mêle ime voix plaintive,
Fais monter, si tu veux, tes prières au ciel ;
Mais garde que ta langue, envenimant son fiel.