SCÈNE X LES MÊMES — GOUDEA (au fond
Astres du ciel immense et toi grand Septénaire, réalisez la bénédiction du vieux Goudéa. Mérodack donne-leur un règne paisible ; que ta pensée profonde, Adar, les inspire donne, Samas, la gloire àŒlohil;
et toi, Nergal ne trouble pas les hymnes du poète qui me succédera. Sin, mets au cœur d'Izel, ton doux rayon rêveur; que ton sourire, Istar, descende sur le premier baiser de ces époux; tandis que Nebo le propice, veillera à leur paix.
Etoiles, rayonnez sur cette double étoile du poète et de la vierge unis. Que leur cœur, comme un lac profond et pur
vous reflète toujours, ô lumières sacrées, regards des Dieux^ Etoiles !
IZEL
Oh ! rindicible bonheur qui nous attend !
Ta présence qui enflamma mon âme, c^est déjà le bonheur! Le grand mystère de la félicité m'éblouit
aux moindres mouvements de ta tunique et aux nuances de tes yeux. A Sirtella, je souhaitais la science, je regrettais la nature à Ereck, maintenant que les heures coulent loutes semblables à ce moment. Laisse ta main palpiter dans la mienne laisse ton soufle extasier mon cœur.
J'avais bien tlit que le bonheur serait
de te contempler, seule, dans l'oubli de la terre et du ciel.
IZEL
Parleur si doux, ô mon Tammuz, que l'attente fut longue !
(Son de corne au lointain.)