SCÈNE IX
ŒLOHIL ET IZEL PUIS LE CHŒUR DES BERGERS, invisible, u fait nuit.
ŒXOHIL Un trouble délicieux me surprend.. . .
IZEL
Un charme agit. «...
ŒLOHIL
Des sensations nouvelles me pressent de leur émoi subtil. Etoiles qui passez, en vos trajets de flamme, je ne fais aucun vœu.
THÉÂTRE DE LA ROSE-CROIX
IZEL
Zéphyrs, laissez à mes lèvres mon soufle de fleur, le Bien-Aimé est là.
ŒLOHIL
Etoile si lointaine hier encore, si proche maintenant, que de tendresse et d'harmonie je sens vibrer en moi, à cette heure bénie ou tu m'appartiens toute.
LE CHŒUR
Dans le bleu firmament, les étoiles s^éveillent, Istar paraît; la sainte nuit descend.
La lune se balance, ronde et blême,
conjurons son humeur fantasque, par des chants.
Les formes disparaissent; les Dieux et les Déesees se penchent au balcon du ciel.
Et les étoiles sont leurs yeux qui contemplent nos âmes pour mieux distribuer le sort bon ou mauvais.
Pour la prospérité des troupeaux et des pâtres,
il faut clamer le nom harmonieux des Sept.
Pour Œlohil, l'enfant poète qui partit, faisons un vœu!
Que Sirtella réentende et sa voix et sa lyre.
Etoiles de ce soir, Etoiles de demain, éclairez son retour
par le puissant nom des Sept!
ŒLOHIL
Cœurs amis, ils se souviennent de moi, dans leur prière.
IZEL
La voilà exaucée : nos destins désormais pactisent avec nos vœux
ŒLOHIL
Chère étoile, tu me fis vouloir, tu me fis monter d'un même pas, vers la félicité et la gloire.
IZEL
O mon époux, ta seule image habita
et remplit de douceur ma jeune âme. Tu fus mon premier rêve.
ŒLOHIL
J'accorderai ma lyre sur ton cœur, et je te chanterai, mon Istar.
IZEL
Ne m'appelle que de mon nom, la déesse est jalouse, étant femme.^
et moi je suis attentive déjà
à tout péché qui troublerait notre bel avenir.