SCENE PREMIERE
JACCOPPO, puis NINETTA.
jaccoppo, seul; peu aprt's Ninetta. Il entre au milieu des cris confus de la populace qui hurle au dehors. Il ferme sa porte dan» la plus grande agitation.
Santa Maria! santa Maria! venez à mon aide, ou je suis un homme mort, occis, exterminé, défunt!... Les lâches! mille contre un, contre un seuil... tout cela contre moi! me poursuivre à coups de pierres ni plus ni moins qu’un hérétique, un juif, un simple chien!... Est-ce ma faute, a
n matqiir et une p ramie eper suspendu» au mur.
moi. si mon père était... et si je suis le fils de mon père? ( Allant vers la porte.) Mais heureusement que Je suis chez moi. (On frappe.) On n’entre pas.
MNETTA, en dehors.
Ouvre donc, Jacroppo!
JArcoppo, ouvrant.
Ninetta! .. c’est elle!...
lURETTA, entrant.
Mon pauvre ami. tu n’es pas blessé?
JACCOPPO.
Non. par bonheur, je n ai reçu que trois pierres dans le dos.
2 T&lS
MAGASIN THEATRAL
himtta.
jetait din> 1* boutique , lorsque j'ai entendu des cris, et je t'ai vu traverser le marché et bonni par ces maudits pécheurs.
JACCOPPO.
Ils allaient me lapider comme ce pauvre saiot Étienne.
ntUETTA.
Mais tu as de bonnes jambes.
JACCOPPO.
C'est la seule défense que Dieu m'ait donnée avec la nature, de même qu'au sanglier les siennes, et à l'éléphant aussi.
ntSRTTA.
Mais que leur as-tu donc fait pour qu'ils aboient tous après toi?
JACCOPPO.
Ce que je leur ai fait:... Oh ! je voulais te le cacher, ce secret qui me pé<e sur la conscience comme une mauvaise digestion.