SCÈNE X
THÉRÈSE, puis CATALIN A ci FRÉDÉRIC , puis BENITO, puisBITTERMANN.
TuÉRÎiisE, seule- Comme l'uniforme de lieutenant lui va bien ! . .. Il ma })aiu aussi moins timide qu'autrefois.
38 LE FILS DU ^RIQADIISn
cATALiNA, §)} dehors, Mai3 laissez-moi donc en repoâ, monsieur Frédéric
• THÉRÈSE
Ah ! voilà Gatalina avec ce jeune soldat qui la suit partout.
cATALiNA , entrant suivie de Frédéric.
Mais qu'est-ce que vous me voulez ?.,« You» âtQ9 toi^ours sur mes talons.
fhkdéhic.
C'est pour vous aider.
CATALINA
Je n'ai pas besoin de vous... Je viens chercher un laisserpasser pour une pièce de vin.
FRÉDÉRIC
Nous le porterons ensemble.
CATALINA
Je vous préviens, monsieur, que mon mfi^ri est très-jaloux..* Vous me faites avoir des scènes dans mon ménage...
FRÉDÉRIC
Je suis si malheureux I
TUÉRÎJiSK.
Vous?
CATALINA
Mais, qu'est-ce que vous avez ?
TRIQ.
CATALINA
Ppqrqwoi cet aîr ai désola?
FRÉDÉRIC
J'ai besoin d'être consolé»
CATALtlIA.
Vraiment?... Pa-ivrc garçon î
Qu'avez*vous donc?
FRÉp^RIG.
G'Q>(tQut MQç histoire Bien triste et bien noUe«
Cfldtà n'y pas eroirel Ab ! qui me rendrfi Ma belle existence, Mes Jours d'opuIeDce* Maman et papa?
Hiver comme été, Choyé, dorloté, Je vivais en vrai cbérubio .
Maman m'éveillait le matin i Alors un grand valet Près du feu noaa servait Petit plat Délicat, Vin muscat.
Chocolat.
Papa garniaiait Toujours mon gousset.
Coiffeur, Tailleur, Tout m'obéissalt...
ENSEMBLE
FRépéaiCf Ab 1 qui me rendra, etc.
CATALINA et THÉRÈSE.
Ahl qui lui rendra i^a belle eijstenoe, Sea jours d'opulence, Maman et papa?
Fnénénic,
Surprise imprévue l Mais rboure est venue Llieure inattendue, De prendre un état.
Papa veut me faire Apprenti notaire ( Moi, pour m'y soustraire.
Je me fais soldat!
Au régiment, Quel changement 1
tiù LE FILS DU BRIGADIER
Sar un lit bien dur on sommeitle ;
Au point du Jour, La trompette vous réreille ; Il faut balayer la cour,
Faire tour à tour
Le triste métier
De palefrenier
Et de cuisinier.
Toutes les conrées
Me sont rôsenrées ;
Plus de yin muscat, '
Plus de chocolat I
Ah! qui me rendra
Maman et papaf
FRÂDëRic, pleurant.
Toutes les corvées Me sont réservées, etc.
THÉRÈSE et CikTALiNA, riant.
Toutes les corvées Lui sont réservées; Plus de vin muscat.
Plus de chocolat !
Ah I qui lui rendra Maman et papa ?
B E N iT o, entrant et apercevant Frédéric.
Encore avec ma femme!... J'en étais sur! Je me plaindrai au colonel !
cATALiNA, à Frédéric,
La! . . . Qu'est-ce que je vous disais ?
THERESE, à Benilo*
Ne soyez donc pas jaloux... Monsieur nous racontait ses malheurs...
BENITO
Oui, ca commence toujours comme cal--- et après... c'est le mari qui raconte les siens !
BiTTERMANN, entrant exaspéré* Où est le colonel?... Où est le conseil de guerre?
TOUS
Quoi donc?
Une chose inouïe dans les fastes militaires ! Je faisais ma ronde dans les casemates.. . Arrivé à un petit endroit noir... je reçois une ruade...
CATALINA
De cheval ?
BITTRRMANX.
Non... de fant4)ssin...
BKNÎTO.
Mais où ça ?
BITTERMAXN.
Je ne sais pas précisément. . . Ça 3'est passé derrière moi. . . {Tout le monde se met à rire.) RiezI... Mais rira bien qui rira le dernier!... J'ai un moyen de découvrir celui qui a manqué... à ma dignité !.. . Le drôle exhalait un parfum de musc.
THÉRÈSE, à Catalina.
Ah ! mon Dieu ! c'est le brigadier Cléopâtre !
BITTERMANN.
J'ai le nez fin... et quand je devrais flairer tout l'escadron...