TRIO
CLÉOPATRE
Ce n*eftt plus comme au régiment, Où le fils commande à son père ; Il vous faut mon consentement, Et j'ai leldroit d'6tre sévère...
Ce n*est plus comme an régiment !
CLéOPATRB.
Ce n'est plus comme au régiment, Où le fils, etc.
ÉMILB et THénÈSE.
Ce n'est plus comme au rt^giment.
Où le fils commande à son père; Il nous faut son consentement, Il a le droit d'étro sévère...
Ce n'est plus commo au régiment !
CLéoPATRE^ s'asseyant et prenant une grosse voix.
Comment, monsieur mon fils, vous êtes amoureux ? Et de qui, s'il vous platt?... Répondez, Je le veux !
éuiLE.
Mon cœur e'est donné sans retour...
Mais que votre courroux s'apaise...
[Présentant Thérèse.)
En voyant ici ma Tliérèse,
Vous comprendrez tout mon amour !
CLÉOPATRB.
Âli I vous aimez mademoiselle !
Mais, à son tour, vous aime-t-elle?
{A Thérèse.)
Parlez...
THÉRÈSE
Je n'ose pas.
ÉMILB.
Il le faut cependant.
Notre bonheur en dépend I
f>r> LE FILS DU BKIGADIKn
SouDoettet'VOus A sa demande, D*un ton si doux, Quand il commande^ Souinettez-Tous !
ENSEMBLE
ÉUILE.
Spumettez-Tûus A sa demande, etc.
THÉRÈSE
Soumettons-non <^ A sa demande, D'un ton si doux.
Quand il commande, Soumettons-nous.
THÉRÈSE, saluant respectuemement Ciéopàtre.
Monsieur,. vous pa^sédez un Ois Qui, comme vous, est Tlionneur môme.
CLéOPATRE.
Parfait) allez toujours...
THÉRÈSE
Je l'aime Depuis le Jour où Je le vis...
Et je serais, je le proclame, Bien heureuse d*être sa femme .
Accordez-le-moi pour mari.
Je TOUS le demande aujourd'hui.
Promettez-vous, mademoiselle.
De le rendre heureux?
THÉRÈSE
Oh ! toujours!
CLÉOPATRE
Promettez-vous d'être fidèle A vos devoirs .. à vos amours?
THÉRÈSE
Oh! toujours!
CLÉOPATHE.
Tft\s-bien ! cm brassez -le.
THÉRÈSE, troublée.
Qui?... moi?... Quel embarras !
CLÉOPATBB.
Vous hésitez.. « tous ne l'aimez donc pas?
ÉHiLB.
Soumeitez-YOus A sa demande, D'an ton si doux, Quand il commande, Soumettez-vous I
ENSEMBLE
Soumettez*vou8, etc.
THÉRÈSE
Soumettons-nous, etc.
THÉRÈSE
J'obéis... ôtes-Yous content?
CLÉOPATRE
Ëncor... encor..,
ÉHiLE, à part.
Ah ! c'est charmant !
GLÉOPATRE.
Vous vous aimez, la chose est claire...
Mais le mariage, entre nous, N'est pas une petite affaire.
Vous marier?... y pensez-vous?
Un simple lieutenant, qui n'a pas de fortune!
THÉRÈSE
Qu'importe?
EMILE
Et puis, d'ailleurs, Je saurai m'en foire une.
A la bataille prochaine Avec tant d'ardeur je me bats, Que, dussé-Je y laisser un bras»
Je me fais nommer capitaine.
THÉRÈSE, effrayée»
' Non^ monsieur, je ne le veux pas; Demeurez lieutenant, et gardez vos deux bras '
éMILB.
Nouveaux combats... je m'y comporte, Aux yeux de tout, en vrai héros.
Jo prenda un drapeau... deux drapeaux.** J'y laisse une jambe... qu'nnporte?
Me voici colonel ..
TiiéRÈsa.
Mais je ne le voux pas !
Gardez vos jambes et vos bras) Agir ainsi serait follet Car, en allant de ce tiain sans égal, Que vous restera-t-il, répondes, je vous prie. Lorsque vous serez maréchal?
CLBOPATM,
Vous avez mon consentement, Mais... mariez-vous promptem^nt.
ENSEMBLE
Avenir riant et prospère,
Oui, tous les trois, Nous allons être heureux, j'espère,
Comme des rois.
chÉoPATRE^ Iranspur lé de joie.
Allons-nous danser à la noce ! Il me sembla que jV suis déjà ! [Il danse, et, dans son entraînementi il fait pirouetter Emile, en lui disante) Danse donc aussi, toi ! ■La Colonel paraît et pousse un cri de surprise.)