SCÈNE V
THÉRÈSE, BITTERMANN, puis GLÉOPATRE.
BiTTERMANN, entrafii.
Oui, une indignité !... je suis furieux!... c'est un autre qui est nommé officier 3 ma place. (Àpereeoant Thérèse. Ah I c'est vous...
THÉRÈSE
Pardon !
BITTERMANN.
Figurez-vous , mademoiselle On conte tout a sa
femme I
THÉRÈSE, lesahiant.
Je ne trouve pas de papier à lettre.
BITTERMANN.
J'entre dans les bureaux. .
THÉRÈSE
J'ai bien l'honneur de vous saluer! {Ellesort.)
LE FILS DU BRIGADIER 2i
BiTTËRMANN, à Thérèsû qui sort.
Faites donc, mademoiselle, faites donc... {Resté seul.) C'est un autre qui est nommé à ma place... Ils m'ont reçu très-froidement dans les bureaux... est-ce que l'autorité se douterait? Après cela, pourquoi le gouvernement medonnet-il un cheval... insensé? Une espèce de fou qui met son amour-propre à caracoler au milieu des balles et des bayonnettes! (^Après s'être assuré que personne ne peut V entendre.) Alors je l'ai changé contre un autre... de même couleur. J'ai mis la main sur un bon cheval de labour, paisible, prudent, ami de l'homme. . . qui recule au lieu d^avancer... enfin toutes les qualités du père de famille... Il y a quatre jours, à l'inspection... j'ai eu bien peur... Le capitaine s'est arrêté devant nous, il a fait: hum! huml... puis il a pris des notes d'un air sévère... cela m'inquiète... si l'on venait à s'apercevoir... on me rendrait l'autre !.. . Cette idée me crispe, m'agace, me... je ne suis pas méchant, mais ça me soulagerait de flanquer quelqu'un à la salle de police.
cLÉopATRE, entrant et àpart.
Le Bavarois doit être parti...
BITTËRMANN, l'apercevant- Ahl ahl te voilà, toi!
CLÉOPATKE, voulant sortir.
Si je vous dérange...
BITTËRMANN.
Non... reste ! ça me fait plaisir de te voir... dans ce moment... {A part,) Voilà une occasion de me soulager
{Haut, à Cléopdtre,) Eh bien!
CLÉOPATRE
Quoi?
BITTËRMANN.
Tu ne m'appelles pas choucroute aujourd'hui ? Appellemoi donc choucroute. . .
CLEOPATRE
Ce n'est pas mon idée à ce matin...
BITTËRMANN.
Tu as donc des idées, toi?
TI LB riLM DU BRIGADIBB
GLliOPATRB.
Ooi. .. chaque fois que )e vous vois... j'en ai une.
aiTTEBVANlf.
Laquelle?
CLÉOPATRE
C'est de m'en aller... (Fausse sortie.)
BITTERMANN.
Reste ià.. . attends mes ordres I
GLÉOPATKE, àpafl.
Oh i ai je n'avait pas promia à la petite f
BiTTEanATdi, à part, regardant son hahil.
Où diable me aais-je fmirré?... je stfls toutbfenc. (rremvant nne brosse sur la table.) Tiens f brosse-moi î CLÉoPATftfi, faisant un mouvemevt.
Minute I... je ne suis pas votre brosseur I
BITTERlIANÏi.
Alors tu refuses... alors tu me désobéis... Allons àtmel
cLËOPATRB, pfênani froidement la brosse^ Donnez... Je ne veux pas voua iinrede jmnOfkcêmsAin, {Il le brosse.)
BITTERMANN, à partie
Il le fait exprèdf.. pour m' exaspérer «.. pour me contra* Her.*.
LE BRIttADlER, U ÙTOSSant,
COUrLBTS.
Poar les briquets d* comb.itt On cite l'Angleterre ; Les briquets phosphoriques^ On le& £iit en Batière.i.
Âa-ta ftiûf
Biribi?
As-tu fini.
Mon ami ?
ÛITTERKANK, parléi
Qu'est-ce que tu chantes là?
Une romance de ma composition, il y a vingt- neuf couplets...
BiTTERMANN, impatienté.
Brosse- moi de l'autre côté. •
Voilà f...
Lw Flftfiittcls, h» ËÈËottê Sont cités pour leur bière; Mais les ploa bti«x crachons Se f alviqv'ai es B«?ièr«* As-ta fini, Biribi?
Mon ami, As-ttt Uni?
BITTERMANN, furiéUX.
Assez... en voilà assez.** Tu me fatigues avec ta chanson et ta br(MM*«« Ma cravadie.
GLÉopATRE, ln prenant sur la table* La vmîàj votre cravache.
BITTERifiANN.
Tu vas descendre à l'écurie, tu te tiendras k coté de ffioti cheval. i. debout I
CLÉOPATRS»
Faudra-t-il y ôter mon honiiet de potrce?
BITTERMANN.
Tu regarderas s'il mange, et tti me feras uil t^appOrt,.i écrit!
CLEOPATRÊi
Je ne sais pas écrire î
BITT£fe.]IANN.
Tu l'apprendras... Je veux qu'on m'obéi»»©?... {Â part^ en s'en allant^ avec force*) Im sthal grôber velscher..; m sort.)
2'4 LE FILS DV liRlGADlËil