‹ Le Flagrant délit, comédievaudeville en un acteChapitre 15 sur 31 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

MINA , LORD HÉRISSON

LORD H FRISSON , à pari.

Voilà un animal de bétc de mari qui me laisse seul en tèle-à-tête avec sa femme. Elle avait le figure, le figure jolie, le taille jolie, le pied joli, et pendant que Milady elle serait dedaus le soinnu: il , je avais envie de laucer moi !

(Il sourit et regarde Mina.)

MINA , i part , le regardant en dessous.

La drôle de tête !

LORD HÉRISSON, à part.

Je crois qu'elle faisait à moi l'œil sucré... no! l'œil doux ! je allais laucer, moi ! «5

MINA , à part.

Comme il me regarde !

LL RD HÉRISSON, haut.

Bonjour.

MINA

Plaît-il?

LORD HÉRISSON

Comment porte-vous vous?

MINA, riant.

Très bien , merci.

LORD HÉRISSON

Vos avez la figure jolie, le petit (Montrant son nez.) joli et l’œil joli. (A part.) Je avais commencé à lancer, moi !

mina, a part.

Tiens! tiens! M. le Milord!

LORD HÉRISSON

Est-ce que vous aimez votre mari , vous?

MINA, riant.

Cette question !

lord hérisson, riant.

Ob ! yès ! je vois tôt de suite , vos avez votre tnari dans l’abomination.

MINA

Mais, au contraire, Milord; et je vous prie de croire.

lord hérisson.

Oh ! yès! vos volez pas dire , mais je devine fort bien , et si vos étiez assez grande bonne por écouter moi...

mina , & pari.

Décidément , ce monstre d’Anglais veut m’en conter.

LORD HERISSON.

Oh ! écoutez-moi, Médème: je dirai à vos que dans tons mes voyages , je n'avais rien vu jamais de plus. (1| veut lui prendre la taillg.)

MINA, s’éloignant.

Milord, pardonnez-inoi ; mais Milady m’attend, et je vais...

lord hérisson, changeant de ton.

Oh! no! de grâce, Médème, arrêtez! je vos prie ! je dirai plus rien du tout à vous, je volais seulement avoir des lumières. (11 cherche.)

MINA

De la lumière ?

No , des renseignemens.

MINA, se tenant loin de lui.

Des renseignemens?

i.onD HÉiussoN , à pari.

Que je suis un énorme bête de Milord, de avoir mis ce ridicule bonnet, et de avoir ôté mon perruque, cela empêche l’amour de la petite.

MINA

Eh bien! Milord, vous disiez.

lord Hérisson, embarrassé.

Je vodrais. (A part) Ob ! je avais un pensée. (Haut.) Je vodrais avoir des renseignemens por le prix d'un grosse ficelle.

MINA

Sur le prix des ficelles?

LORD nÉRISSON.

Yès, parce que je vodrais pendre moi par mon cou.

MINA, s’approchant un peu.

» Seigneur ! que uic dites-vous là !

l.E FLAGRANT DÉLIT.

l.OliD HERISSON, s'approchant aussi.

A es, parce que Milady elle rendait moi malheureux beaucoup.

MINA

Comment, cette dame qui parait la douceur même.

LORD HÉRISSON

Yès, la do tceur même faisait essuyer à moi les traitemens les plus abominables. Kilo donnait à moi des soufflets avec son main, avec son cravache et avec son pincette.

MINA, avec intérêt, et s'approchant encore.

Oh ! pauvre Milord !

lord hérisson , a part et s’approchant aussi.

Je avais touché son sensibilité, mon petit pufl il prend bien. (Haut.) Elle faisait maigrir moi de désolation, et je étais venu à Baden pour pendre moi par mon cou, dans quelque joli appartement.

MINA, allant à lui.

Miséricorde! oh! pas ici! du moins, je vous en prie ! oh ! je vous en prie ! il y a déjà tant d'ouvrage dans ia maison, et puis, que dirait-on ?

LORD HÉRISSON, à part.

Je tiens son main !

MINA

Vous ne vous tuerez pas . nVst-cc pas ?

LORD II BIUSSON.

No ! je ne tuerai pas moi , si vos volez avoir pitié de moi, si vos volez poser un bon onguent sur mon pauvre âme déchiquetée.

MINA

Eh bien ! Milord , j’ai pitié! j’ai pitié !

LORD HÉRISSON

Vos avez pitié ! oh ! que vos êtes donc grandement bonne, Médème! oh! laissez-moi tomber b genoux, à vos genoux ! laissez-moi baiser fort long-temps vos petites mains propres! (il lui baise les mains à plusieurs reprises.) Je suis lancé ! je suis lancé!

SCÈNK XI.

Lu Mêmes, FABRICE.

PARMCE , entrant.

(lue vnis-je !

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