FABRICE, MINA
FABRICE
C'est gentil! si vous vous faites embrasser comme ça quand nous ne sommes que fiancés, qu'est-ce que vous ferez donc quand nous serons mari cl femme ?
mina.
Comment, mon cousin, vous êtes jaloux! et d'un Anglais, encore !
FABRICE
Mais raison de plus! un Anglais qui a ses po- ! elles pleines de llorius.
MINA
Merci, mon petit cousin ! ce n'est pas assez de me faire faire une imprudence qui peut avoir des suites.
FABRICE
Des suites, laissez-moi donc tranquille; nous avons gagné àOO florins, et personne ne se doutera de rien.
MINA
Tourvu qu’ils partent de bonne heure , demain !
FABRICE
Oh! ça, je vous en réponds, je connais les Anglais, ils ne sont pas plutôt quelque part, que...
LORD HÉRISSON, cnlr’ouvraiH sa porte.
Mosieur le propriétaire.
FABRICE
Milord?
Je avais oublié de dire à vos, demain matin,
| Milady volait pas partir avant quinze jours.
FABRICE Ct MINA.
Quinze jours !
LORD HÉRISSON
Quinze ou vingt jours.
FABRICE et MINA.
Mais, Milord.
J.ORD HÉRISSON
Bonjour à vos, por tôle la nuit!
(II referme sa porte.) MINA, stupéfaite.
Eh bien ! mon cousin, quinze jours !
PARRICE, pouffant de rire.
El sa Milady qui me parait passablement entêtée.
MINA
Ah! mon cousin, dans quel embarras vous me jetez!
FABRICE
Allons, allons. Mina, un peu de courage, demain matin, nous leur ferons entendre raison; en attendant, je prends tout sur moi, mémo «Ô»l’argcul qtbï ce Milord m’a donné; je le dépo-