SCENE XIX
MULDORFF.
Elle appelle cela une faute !
CLOTII.DE.
Mais, oion ami...
MULDORFF.
Oh! assez, Madame, assez! Après une action pareille, un dialogue trop prolongé serait une inconvenance entre nous.
clotii.de.
Mon ami , sans doute, j’ai eu tort, je n’aurais pas dû... Mais, réHéchissez , l’occasion, votre départ, tout semblait réuni pour me favoriser , et j’ai bien pu, moi , faible femme, succomber à la tentation.
MULDORFF.
Ob ! ingénuité du crime !
CLOTILDE
Mon ami, voyons! revenez à vous, car vous u’éles pas dans vou e assiette ordinaire. Donnesmoi votre main.
MULDORFF.
Arrière! serpent! arrière! Toutes! fini entre nous. Dès aujourd'hui uous serons séparés de corps et de biens!
CLOTILDE
Séparés!
MULDORFF.
Et judiciairement , car j’ai mes preuves , mes preuves irrécusables !
( Tirant la perruque de sa poche. )
CLOTILDE
Vos preuves!
MULDOBFF, montrant la perruque.
Regardez, et frémissez !
CLOTILDE
Qu’est-ce donc que cela ?
MULDORFF.
Elle me le demande ! et le cachemire , Madame , ce cachemire !
CLOTILDE
Ce cachemire , u’est-ce pas vous qui me l’avez apporté ?
MULDOBFF.
Horrible dissimulation !
CLOTILDE
Vous voulez vous amuser à mes dépens , sans doute, et ce n’est pas bien de vouloir me faire payer ce châle , tout beau qu’il puisse être, par une pareille mystification !
(Elle l’Ote et le rejette sur le fauteuil.)
MULDORFF.
Oh ! oh ! vous prenez des grands airs dont personne ne sera dnpe.
CLOTILDE
Allons, Monsieur, vous êtes fou, et je rentre dans ma chambre, j’y attendrai que votre accès soit passé. (Elle va 0 1a porte de la chambre.) Pourquoi cette porte est-elle fermée ?
MULDORFF.
Oui , faites donc l’étonnée ! comme si vous ne saviez pas que votre séducteur y est encore.
CLOTILDE
Mon séducteur! décidément, MuldorfT, si vous ne plaisantez pas, je vous le répète, vous avez le vertige.
MULDORFF.
Le vertige ! le vertige ! quand je l’ai vu comme je la vois, l’homme le plus laid des quatre par-"#*
<•> lies du monde, quelle horreur ! mais, tenez, void qui va vous le donner, le vertige.