‹ Le Flagrant délit, comédievaudeville en un acteChapitre 26 sur 31 · SCÈNE XVIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVIII

Les MEmes, LE COMMISSAIRE.

MULDORFF,

Monsieur le Commissaire.

LE COMMISSAIRE, à b cantonnade.

Que l’on aille chercher sur-ic-champ la fille Mina Muller, et qu'on l'amène devant moi, il faut que je procède à son interrogatoire.

CLOTILDE *

M’eipliqucrez-vous, Monsieur le Commissaire, ce que signifie tout cela ?

LE COMMISSAIRE

Belle dame, je suis venu à la requête d’un époux outragé; et je vous engage, dans votre intérêt même, à vouloir bien me répondre avec toute la candeur dont une femme est susceptible.

CLOTILDE

Monsieur, il faut que M. Muldorlf ait perdu la télé , et je ne conçois pas qu'on vous ait dérangé pour une faute, d’autant plus légère, que mon mari y attache plus d’importance.

LE COMMISSAIRE

J’espère, M. Muldorfi, que vous De vous êtes pas permis une plaisanterie..,

' MULDORFF.

C’est ce que vous allez voir. Je suis sûr que l'inOme est encore là. (Appelant.) Milord don Juan!

LE COMMISSURE

Je vous invite , M. Muldorlf, à ne pas prodiguer l'injure et la menace en présence de Injustice. (U frappe J la porte.) Milord. (A MuMorff**.) Comment s’appelle-t-il ?

muldorff, à sa femme.

Comment s'appelle-t-il ?

CLOTILDE, avec impatience.

Mais je l’ignore absolument.

MULDORFF.

Elle ne sait même pas son nom !

LE COMMISSAIRE

Milord ! ouvrez! au nom de la loi !

MULDORFF.

Et ce qu’il y a de plus affreux, c’est qu’il se pavane dans ma robe tle chambre , et qu’il est armé.

LE COMMISSAIRE, reculant.

Il est armé?

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