I.E ILACUANT iu:i.n
C'est une affaire de vie ou de moilî — mes rïmis. regardez cette joue! N'y voyez-vous pas encore TeiTipreinte d'un soufflet:'...
— Un soufflet! dit Bolphégor. frappé de suiprise.
— Un soufflet î répète vivement Delorniieux.
— Oui! M. Arthur Livremont vient de me f^iire le plus sanglant outrage!... il m'a donné un soufïlel!...Il faut que demain Tun de nous deux soit rnort!... Lui ou moi! — Belphégor. tu seras le témoin de M. Arthur! Delormieux. tu es le mien.
— Arthur! Arthur! soupire faiblement Nancy en rouvrant les paupières. Elle se relève à demi et promène autour d'elle un œil effaré.
— Vos armes, monsieur:' dit à voix basse le marquis en serrant la main d'Arthur. Je suis l'offensé... mais je ne profiterai pas de ma position!... je vous laisse le choix des armes !
LE FLAGHAM DÉLIT. r>4-)
— C'est un choix qui vous apparlienl. mousieur le marquis, réplique Arthur d'un accent triste et tîer. Quant à moi. mourir d'un coup de pistolet ou d'un coup d'épée. que m'importe !
— Eli bien donc! le pistolet, monsieur, reprend d'AIbetour avec indifférence. Vous le tirez fort bien, je le sais : au moins les chances seront plus égales. Mais c'est un duel à mort!... entendez- vous 1"
— A mort ! oui ! répond Arthur.
— Ah! que disent-ils? s'écrie impétueusement Nancy toute frémissanle.
Tout-à-coup on entend la voix de M. Feirard à l'entrée de la serre.
— Silence! mademoiselle! dit le niarquis d'un ton grave, silence!
Minuit sonnait.
Le comte de Lonencler, épuisé par un si long récit, demanda la permission d'en remettre la suite au lendemain.
L'avocat Derbot, qui n*élait pas venu à la
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t'imipMî^iif [OUI' ^e (oucIk^m bi (.ird et dont les paupières coiiunençaient à devenir lourdes, donna de fort bon cœur cette permission au comte, et leva brusquement le siège; mais la Diane anglaise, madame fripoil et madame Turpin, auraient voulu veilier jusqu'au lendemain malin pour entendre jusqu^au bout cette histoire qui les intéressait prodigieusement, et dont les teintes commençaient à se rembrunir.
M. et madame d'Hervilly offrirent gracieusement à leur hôtes de passer la nuit dans Fermitage. Mais le procureur du roi et le notaire qui n'avaient jamais découché de leur vie, et qui tremblaient Tim et l'autre en songeant qu'il faudrait peut-être dormn sans bonnet de coton , insistèrent de toutes leurs forces pour s'en retourner à la ville.
Î,K n.ÂGKAM hÈUW 347
Madame Tiu'pin (it la inoue, ol regarda sou mari de travers : le visage langoureux de madame Tripoil devint boudeur; mais ridée de faire trois grandes lieues en voiture avec le jeune avocat (M. Tripoil ronflait tout de suite en voiture) cette idée consolante remit d'assez bonne humeur la sentimentale épouse du fonctionnaire.
Il fut donc convenu que M. et madame Tripoil, le notaire et sa femme, madame Wilson et l'avocat Derbot revieiidraienl le lendemain à l'ermitage pour entendre Li lin de l'histoire; puis on se sépara.
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