‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 22 sur 86 · ACTE II, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE II

M m '. ROLAND-

Ce Fervil est toujours riche en comparaison.

FERVIL.

Lé temps a quelquefois une marche inégale :

De votre fille aînée on vous croirait rivale ,

Et près d’elle vraiment on vous prend pour sa sœur. M m *. ROLAND.

Saint-Léon me l’a dit.

FERVIL.

11 a dit vrai , d’honneur.

M“«. ROLAND

Vous le pensez aussi , ma fille me ressemble ?

On croit voiries deux soeurs quand vous êtes ensemble Le temps , à qui tout cède et qui nous frappe tous , Semble marcher pour elle et s’arrêter pour Vous.

, . M"*. ROLAND

Je suivrai vos avisj par vos soins fondée,

Dans mes nouveaux projets me voilà décidée.

Par un luxe Indiscret sans vouloir éblouir , Quand on possède un rang il faut le soutenir.

11 est de ces devoirs que le bon goût conseille-,

Je ne l’oublîrai point.

. , ( EUe »rt. )

FER VIL , en l'accompajoant. >

. (Il rit.)

, ( Vous pensez à merveille.

Que madame Roland montre de vanité !

Et que l’orgueil nous mène à la crédulité !

Mais que me veut Lafleur? Ici que viens-tu faire?

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