SCÈNE IV. y
FERVIL, SALOMON, LAFLEUR.
LAFLEUR
Pour vous conduire ici j’ai bien eu de la peine.
... . 1 . : (Il tort.)
SALOMON, dana le fo»d, faisant des révérences-
Monsié Fervil.
FERVIL , sans le regarder et avec importance. i
Passez dans la chambre prochaine.
SALOMON
Lafleur m’avait flatté...
FERVIL. ' •
Ce Lafleur est un sot.
Vous- avez dit pourtant...
FERVIL.
Je ne puis dire un mot.
SALOMON
Pour le faire parler je sais une ressource ;
" ( Il soupire. ) ,
Et c’est de délier les cordons de la bourse.
Pour lui dans nos marchés glissons cinq cents louis.
( Il met des billets de banque dans les marchés. ) FER Y IL , se levant vivement.
C’est vous, cher Isaac ? de travaux inouïs
Vous me voyez chargé , mais pour vous je les quitte j
Je sais apprécier les hommes de mérite ,
Et vous m’êtes bien cher.
• SALOMON." 1 - . .1.1 . I
Vous m’êtes cher aussi.
FERVIL.
De grâce , asseyez-vous , ne reste? pas ainsi.
(Il la fait asseoir.)
SALOMON
Ah ! c’est trop de bonté, t
FERVIL.
‘ Comment va votre épouse ?
Elle se porte bien. !.. * -. n '■t-
FERVIL.
Toujours un peu jalouse ?
A la tromper parfois vous êtes diligent.
SALOMON
Je ue m occupe, moi, qu’à gagner.de l’argent.