ROLAND , SAINT-LÉON, ROSE, FINETTE
ROSE
Mon. père , expliquez-vous , voilà ma bonne amie. f
KO LAND, un peu surpris.
Des conseils de Finette ainsi tu fais grand cas ?
ROSE
Eb ! sans doute. Comment ne le ferais-je pas ,
A moi seul livrée et sans expérience ,
Finette m’enseigna ce qu’est la bienséance -,
Pour former ma raison elle n’oublia rien ,
Du rôle de maman elle s’acquitte bien.
ROLAND
Qu’entends-je ! , -
• ROSE
Elle m’apprit qu’une personne sagg Ne doit qu’à ses parens parler de mariage ,
Qu’il faut avec son cœur tout bas s’entretenir ,
Et cacher bien souvent ce qui nous fait plaisir ; Peu parler , se montrer d’une réserve extrême. Sans elle , j ’aurais dit à monsieur : Je vous aime ; Mais puisque la voilà , de grâce expliquez-vous.
Tu sauras que monsieur veut être mon époux, Que mon père consent à notre mariage.
Et votre mère aussi ?
ROSE
Nous avons son suffrage.
• ' FINETTE. • ,
'Tout le monde l’approuve , et je l’approuve aussi.
- ROSE. y
Que faut-il donc répondre?
FINETTE
Il faut répondre ainsi.
D’abord par un baiser remercier son père.
ROSE , courant embrasser son père.
Elle a bien deviné ce que je voulais faire.
ROLAND
Finette, laissez-nous.
, . ( Finette sort. )
ROSE. •
Vous semblez inquiet.
• ROLAND
Je ne puis le cacher , je le suis en effet ;
Rose , votre conduite est tout-à-fajt légère.
VoiA auriez dû plutôt consulter votre mère : .
Qui doit veiller mieux qu’elle aux soins de ton bonheur ?
ROSE, arec timidité et douceur.
Ma mère quelquefois me parle arec humeur ; r Loin de m’encourager à dire ma pensée ,
Elle est, en m’écoutant , distraite, embarrassée.
ROLAND
Se peut-il ?
■ SAINT-LÉON
Écoutez.
ROSE. '
Je travaille avec soin