ACTE I, SCÈNE I
Le3 uns , pour déguiser leur sotte nullité ,
Offrent à tout venant leur encens apprêté;
Attendant les faveurs qu’on doit à leurs suffrages , D’autres aux gens en place adressent leurs hommages. Mais il est des flatteurs encor plus dangereux Et ceux-là (tous les jours je les vois plus nombreux) J La fortune est le but de leur lâche industrie ,
Le pouvoir est toujours leur idole chérie :
tel est Fervil; adroit, et même assez instruit,
D’autant plus dangereux qu’il n’est pas sans esprit.
Il sait du général caresser la faiblesse ,
Et gouverner madame avec beaucoup d’adresse.
Tous les fils d’une intrigue il les tient dans sa main.