‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 67 sur 86 · ACTE IV, SCÈNE Vil · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE Vil

SAINT LÉON

Oui , général ; la dépêche est pressante ,

Et paraît renfermer une affaire importante.

(Saint-Léon tort. )

Saint-Léon, je vous suis. Nous sommes seuls , Rustan : Qui t’a fait découvrir un secret important Surpris à ce Fervil ? Dissipe mes alarmes ,

Il a pu te tromper ?

RUSTAN

Avec ses propres armes

Je l’ai battu.

SAINT-nÈME.

Comment ?

RUSTAN

Eh oui , je l’ai flatté ;

Ce Fervil comme un autre a de la vanité.

( Il remet les marchés do Salomon. Saint Hûmc lit.)

Lisez, lisez ceci. Mon général , j’atteste Que d’un pareil marché la fraude est manifeste.

Fervil , pour me gagner, me dépêche aujourd’hui Près du riche coquin qui trafique avec lui.

C» lâche , me jugeant d’après son caractère ,

Oubliait, en m’offrant cet indigne salaire ,

Que j’ai gardé , jaloux d’avoir servi l’état ,

L’âme d’un honnête homme et le cœur d’un soldat.

SAINT-HÉME.

Garde bien ces papiers.

Soyez sans défiance ,

Si je n’ai pas d’esprit j’ai de l’expérience.

Ces papiers , que la ruse a mis en mon pouvoir,

Le diable tout armé ne pourrait les ravoir.

Je vois bien que cela pourrait le compromettre. Qu’il préfère à Rustan les mensonges d’un traître , Que m’importe ? Je dois marcher à son secours,

( Très ému. )

11 a beau me gronder , moi je l’aime toujours.

( Il sort. )

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