SCÈNE II
SAINT-LÉON, ROSE, le général ROLAND, LE GÉNÉRAL SAINT-HEME.
S AINT-HÈME, dan» le fond.
Cet ordre te surprend , et m’a surpris de même.
ROLAND
Ami , si quelque chose adoucit mes chagrins ,
C’est de voir que ma place est remise en tes mains,.
Il est donc vrai , mon père ?
SAINT-LÉON
Apaisez-vous , de grâce.
ROSE
Je sais que vous aimiez mon père et non sa place ; Mais , lorsque je le vois malheureux aujourd’hui , Plus d’hymen ; je serai malheureuse avec lui.
ROLAND
Laisse-nous , chère enfant.
. ( Rose s’éloigne. )
Apprenez ma pensée.
Ma tendresse pour voüs n’est point intéressée*: Choisi par votre père alors qu’il fut heureux ,
Le don de votre main suffit à tous mes vœux ;
Et ma fortune.... •
ROLAND
— Ami , j’ai hien su vous connaître.
De cet injuste arrêt on reviendra peut-être :
Je ne sais , il est vrai , comment j’ai mérité L’ordre que contre moi le ministre a porté ,
Et ne redoute point un examen sévère.
SAINT-HÊME.
Mais , éloigné de toi , que fait ton secrétaire ?