‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 75 sur 86 · RUSTAN, ROLAND, M». ROLAND · texte numérisé non relu

RUSTAN, ROLAND, M». ROLAND

M m *. ROLAND.

Dois-je croire, monsieur , la mauvaise nouvelle . Qu’on vient de me donner ? .

ROLAND

• Oui , madame , elle est telle :

Saint-Hême me remplace et devient gouverneur.

Je süis disgracié.

M"*. ROLAND

Juste ciel ! quel malheur !

ROLAND

Plus prudente que moi, la fortune contraire Nous donne une leçon. r

M"'. ROLAND

O ciel ! quel ton sévère !

ROLAND

Vous verrez loin de nous s’éloigner les flatteurs : L’adversité détruit le rêve des grandeurs.

A renvoyer mes gens je veux qu’on se dispose.

M m «. ROLAND.

Du malheur de ce jour je ne suis point la cause.

RUSTAN

Mon général veut-il que je le quitte aussi ?

ROLAND

Il le faut bien.

* RDSTAN.

. Non, non, moi je demeure ici.

La fortune pour vous est injuste et cruelle ;

Mais le cœur de Rustan ne change pas comme elle.

Le malheur pour jamais m’attache à votre sort.

Entre nous, commandant , à la vie ,... à la mort...

* ROLAND, cachant son émotion et tendant la main à Rustan.

C’est bien,, c’est bien.

RUSTAN

Tantôt, et pour d4^ cn dreun traître.

Vous m’avez repoussé ; mais j’avais tort peut-être : , • Avec plus de respect je devais vous parler.

Rustan , vous le savez ne peut dissimuler.

( En pleurant. ) >*■

Vous ne m’en voulez pas ?

ROL AN D , sans regarder Rustan cherche sa main qu’il serre.

Tou zèle était louable :

En ne t’écoutant pas , c’est moi qui fus coupable.

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