‹ Le flatteur, comedie en cinq actes et en versChapitre 83 sur 86 · ACTE V, SCÈHE IX · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈHE IX

. SAINT-HÈME, IFervil.

Connaissez-vous cét homme ?

SALOMON. *

Il me connaît de reste.

C’est un homme à la fois gracieux , obligeant.

SALOMON

Sans me flatter , monsieur , rendez-moi mon argent. ferVil.

Je conviens qu’une somme en mes mains fut remise ; Elle était le garant d’une grande entreprise.

Je suis homme d’honneur , la voici.

( Il remet les billets de banque.) SALOMON.

C’est fort bien.

Avec les braves gens on ne perd jamais rien.

* ( Il veut aortir. )

FERVIL, bas i Salomon.

Fourbe, tu ne feras aucune fourniture.

SALOMON , ba^à Ferait

J’en suis bien dégoûté r monsieur , je vous assure.

SAINT-HÈME.

Ne vous avisez plus de paraître eu ces lieux.

SALOMON

Le pauvre Salomon ne demande pas mieux.

( Il tort. )

FERVIL.

Je le vois maintenant, tout conspire à me nuire ;

Mais de la vérité j’oserai vous instruire.

“Vous ne l’ôublirez pas , des papiers que je tiens

( Il regarde Buslan.)

Serviraient à prouver vos .torts et non les- miens ,

io6 LE FLATTEUR,

■ Et puisqu’à ces papiers on met tant ■d'importance , Je pourrai m’en servir au moins pour ma défense.

Vous ne le pourrez pas , je les ai , par hasard ,

Aux maius du général remis de votre part.

FERVI L.

Vous avez abusé !...

S AINT-HEME , avec un ton d'autorité.

C’en est assez , de grâce ; s Vous avez cru trop vite à sa feinte disgrâce ; x Pour vous punir encore il commande en Ces lieux ; Le ministre est instruit d’un complot odieux ;

C’est moi qu’il a choisi pour en juger la suite ,

Et qui ferai connaître enfin votre conduite.

FERVIL.

Monsieur , j’attends mon sort avec tranquillité , Puisque j’ai pour appui votre rare équité.

. S AIÏIT-HÈME. ^

À vous faire punir cette équité m’oblige.

Sortez.

FERVIL.

Mais , général...

SAINT-HÊME.

Retirez-vous , vous dis-je.

. ( Fervil sort.

SA-INT-HÊME.

Le ministre a donné l’ordre de Farrèter.

Rustan , prends l’ordre; et cours le faire exécuter.

( R us Un sort. )

Mon ami , ton remords assez te justifie ;

Un instant de faiblesse a-t-il flétri ta vie ? Pourrait-on prononcer cet arrêt rigoureux?

Non , pour toi le ministre est juste et généreux. Ton sang dans’les combats versé pour la patrie , Tes services passés , l’amitié qui nous lie., .

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