‹ Le flibustier; comédie en vers, en trois actesChapitre 38 sur 58 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

JANIK, épouvantée.

Qui, lui ?

PIERRE

Moi, donc.

JANIK, à sa mère.

Qu'est-ce que veut cet liomme,

PIERRE, s' avançant vers Janik.

N'est-ce pas Janik, vous, qu'on vous nomme ?

JANIK.

Oui, mais...

PIERRE

Eh bien ! pourquoi ces airs épouvantés? Je suis votre cousin, Pierre.

JANIK.

Oh ! non. Vous mentez.

* PIERRE

Ah ! par exemple ! si je mens, que Dieu me damne l Regardez-moi, voyons, ma tante Marie-Anne.

JANIK.

0 ma mère, dis-moi que c'est un étranger, Je t'en prie.

PIERRE

En quinze ans d'absence on peut changer. D'ailleurs, quand je partis, Janik était gamine. Mais vous, ma tante, vous !

MARIE-ANNE

Oui, plus je l'examine...

PIERRE

Vous me reconnaissez ! Quelle est donc la raison De m'accueillir comme un intrus dans ma maison?

Pardon! Je vous dirai la chose tout à l'heure.

JANIK.

Mais c'est donc vrai !

Ellj pleur j.

Mon Dieu! qu'ai-je fait?

PIERRE

Elle pleure !

Comment! Quand je reviens enfin, riche et joyeux, Avec de For pour vous et pour le pauvre vieux.

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