‹ Le flibustier; comédie en vers, en trois actesChapitre 49 sur 58 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

A la nôtre en faveur du pauvre Jacquemin. Cela valait au moins un serrement de main.

JANIK.

Oui, sans doute. J'ai tort, j'en suis persuadée. Mais quoi ! Je ne peux pas me faire à cette idée : Aimer l'autre, et paraître aimable à celui-ci.

MARIE-ANNE

C'est ton cousin. Il est loyal et brave aussi.

JANIK.

J'en conviens.

MARIE-ANNE

Ce n'est pas horreur qu'il doit te faire; C'est pitié.

JANIK.

Soit! Mais c'est l'autre que je préfère.

MARIE-ANNE

Songe qu'étant rivaux ils vont être ennemis.

JANIK.

Rivaux! Comment cela? Moi, je n'ai rien promis

Qu'à Jacquemin. Lui seul il a ma foi jurée. Lui seul...

MARIE-ANNE

Pierre a des droits.

JANIK.

0 ma mère adorée, Ne parle pas ainsi, je ne t'aimerais plus. Pardon! Oui, je comprends tes vœux irrésolus. Mon Jacquemin n'a rien : cela te rend peureuse. Pierre est riche : avec lui je serais plus heureuse, Penses-tu. Ne dis pas que tu peux le penser. C'est Dieu lui-même qui voulut me fiancer A Jacquemin» Hier, ô ma mère chérie, Tu le croyais. Crois-le comme hier, je t'en prie.

En l'embrassant.

MARIE-ANNE

Hélas! C'est ton désir; mais grand-père a le sien.

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