‹ Le flibustier; comédie en vers, en trois actesChapitre 52 sur 58 · ACTE TROISIEME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME

Que vous m'estimez trop pour m'en croire capable, Et que si je cédais à notre amour coupable, Vous me jugeriez làch'e et ne m'aimeriez plus.

JANIK, à sa mère.

Mais cet amour, c'est toi presque qui le voulus, Ma mère; devant toi voici qu'on le réprouve. Et tu ne réponds rien!

MARIE-ANNE

Que répondre? Je trouve Qu'il a raison.

JANIK.

Hélas ! Mais je l'aime, pourtant.

JACQUEMIN, essayant d'être caline,

0 Janik, j'ai besoin de courage en partant,

Et pour que je sois fort, vous-même soyez forte.

Que ce soit un vaillant souvenir que j'emporte!

Qui sait! Peut-être un jour nous pourrons nous revoir,

Fiers d'avoir bravement rempli notre devoir

En lui sacrifiant un espoir éphémère;

Car vous serez heureuse alors, et...

JANIK, éclatant en sanglots dans les bras de sa mère.

Ho! ma mère!

JACQUEMIX, la voix déjà pleine de larmes,

Janik, ne pleurez pas ainsi.

JANIK, redoublant.

Mon Dieu ! mon Dieu !

Ma Janik!

Crevant en sanglots à son loi:r.

Mais moi-même!

Sessuyant brutalement les yeux.

Oh ! non !

Se sauvant comme un fou.

Adieu ! Adieu î

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