CONCLUSIONS
I. Il y a lieu de diviser les cas d’hépatoptose en deux groupes : |
D'un côté, les cas de « vrai foie mobile » où la glande hépatique est normale, mis à part son défaut de fixité.
D'un autre, les cas où le foie est malade et mobile ; la mobilité cédant ici la place à laffection du paren-
chyme hépatique et devenant accessoire.
IT. Les lésions anatomiques de lappareil suspenseur du foie sont mal connues. Le méso-hépar invoqué par Meisner n'existe pas.
III. Les causes ‘variées qu’on a assignées à l’hépatoptose, éventration, grossesse, efforts répétés et violents, amaigrissement, hypertrophies, etc., ne sont que des causes occasionnelles. Elles demandent, pour être efficaces, la préexistence d’un trouble général de
la nutrition, qui rend les ligaments moins résistants.
IV. Les signes fonctionnels ne présentent rien de pathognomonique. Les signes physiques, absence de la matité hépatique en son siège normal, et présence dans l'abdomen d’une tumeur solide, rappelant la forme du foie, sont plus importants et plus certains.
V. Le diagnostic de l'affection est souvent difficile. C'est en se basant surtout sur les signes physiques susindiqués qu'on évitera l'erreur. La coexistence fréquente dé la néphroptose rend le diagnostic plus dé-
licat encore.
VI. Le traitement médical suflira dans la majorité des cas; on fera porter au malade une bonne ceinture et on traitera les troubles généraux de la nutrition.
Lorsque malgré tout les troubles fonctionnels persistent intenses, on sera autorisé à pratiquer l’hépatopexie. Le procédé employé par M. le D' Gérard-Mar-
chant nous paraît le meilleur à suivre.