JUS
Glénard fait paraitre un important ouvrage sur l’entéroptose, mais il n'y aborde qu'incidemment la question du foie mobile ; dans diverses publications, en 1886- 87-90-92, il s'occupe plus spécialement de cette question et propose le terme d’hépatoptose pour désigner le foie mobile.
En 1889 parait la thèse de Curtius, qui apporte quelques observations nouvelles et défend les idées de Landau; depuis on voit peu à peu les observations se multiplier. L'impulsion a été accentuée surtout par notre maitre le D' Gérard-Marchant qui, en 1891 pratiqua le premier et avec succès, contre l’hépatoptose totale, l'hépatopexie que Billroth en 1884 et Tscherning en 1886 avaient pratiquée mais contre le lobe flottant du foie.
En 1892, Faure consacre à l’hépatoptose une remarquable étude didactique, dans laquelle sont mis au point et étayés sur de nombreuses recherches personnelles les chapitres relatifs à l’anatomie et à la pathogénie. Il publie in-extenso dans ce travail les 54 observations de foie mobile connues dans la science. Depuis cette importante thèse, signalons les discussions sur le même sujet, qui eurent lieu à la Société médicale des hôpitaux à la suite d’une observation de Mathieu, les thèses de Couturier (Bordeaux, 1895) et de Sangline (Paris, 1896), enfin les articles de Glénard dans la Revue des maladies de la nutrition (1896-1897) et ceux de Terrier et Auvray dans la Revue de chirurgie (août et septembre 1897).
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