‹ Le Foie MobileChapitre 9 sur 29 · TUE · texte numérisé non relu

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ments triangulaires. « Le foie n’adhérait aux parois de l'abdomen et aux organes contenus dans la cavité abdominale que par le ligament suspenseur falciforme et par une sorte de pédicule constitué par la veine porte, l'artère hépatique et le canal cholédoque, lequel pédicule, étant entouré de toutes parts par le péritoine, unissait le foie au duodénum. L’organe parfaitement libre par tous ses bords n’adhérait nullement au diaphragme, l’épiploon gastro-hépatique n'existait pas non plus; il en résultait une grande mobilité du foie qui venait reposer sur l’estomac et qui dépassait les fausses côtes de quatre travers de doigt ».

Kirmisson, en 1880, a signalé aussi l’absence du ligament coronaire ; enfin Lanelongue, en pratiquant en 1895 l’hépatopexie, constata l’absence du ligament suspenseur ou falciforme. | Rs Les altérations acquises sont variables ; notons d’abord l'observation très intéressante de Faure qui, faisant l’autopsie d’une femme dont il n’a pu malheu- -reusement retrouver l’histoire clinique, atrouvé une mobilité extrême du foie avec allüngement de la veine cave inférieure. Nous né pouvons mieux faire, pour plus amples détails, que de transcrire l’observation rédigée par Faure.« Après ouverture du ventre dans la position horizontale, on constate que le bord inférieur du foie descend à 5 centimètres au-dessous du rebord costal. La __ moindre pression le soulève d’ailleurs et va le cacher sous les côtes : aussitôt abandonné à lui-même il reprend sa situation primitive. Jusqu'ici rien que d'à peu près normal, mais ce qui l’est moins, c’est son extraordinaire

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mobilité. Il se laisse dévier dans toutes les directions, on peut le repousser vers le haut, l’attirer vers le bas, sans qu'il oppose la moindre résistance. Quand on l'attire à gauche, il atteint sans peine la ligne médiane, de façon à passer presque tout entier dans lhypocondre gauche. C’est en un mot le foie le plus mobile que nous ayons jamais vu. Le cadavre étant suspendu par le cou et placé dans la position verticale, le foie s’abaisse beaucoup. Son bord inférieur descend jusqu’à 9 et 10

centimètres au-dessous du rebord des côtes et samobilité est plus grande encore que dans la position hori-

zontale, il flotte et oscille au moindre effort. Cependant,

il n'est pas tout entier situé au-dessous des fausses côtes qui cachent encore le point le plus élevé de sa

face convexe. L’extrémité inférieure du lobe ous

atteint la fosse iliaque et déborde par en bas le rein droit qui, bien qu’un peu abaissé, n’est pas cependant |

plus mobile qu’à l’état normal ». Recherchant la cause A de cette mobilité anormale, Faure ne trouva rien ni du & ie côté du diaphragme, ni du côté des ligaments, mais ete n’en fut pas de même du côté de la veine cave qui (o:5: __: dit-il, « nous a paru extraordinairement lâche et comme 1 "allongée, se laissant écarter sans peine du flanc droit de

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ta colonne vertébrale ; ; quand on imprime au oie des mou re

Ro vements divers, elle les suit sans difficulté en formant au

ES dé, son hote His coude Ha s.

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, Symanowsky a trouvé dans une autopsie un allongement très net des ligaments. Péan, au cours d’une 4 hépatopexie e, à vu une veine cave repliée sur elle-même et le ligament suspenseur très allongé et vasculaire E H. Delagenière a trouvé aussi, au cours d'une hépatopexie, le ligament coronaire très-allongé et attiré en ë avant par le bord postérieur du foie devenu supérieur 3 le ligament falciforme était également allongé, hypertrophié et présentait un aspect œdémateux.

Quant au foie, il peut occuper dans l’abdomen des

positions fort variables, en rapport avec son degré de

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