‹ Le Foie MobileChapitre 10 sur 29 · A TI CET RE EN EE AT IS · texte numérisé non relu

A TI CET RE EN EE AT IS

mobilité. D'une facon générale, il bascule autour de

2 — son axe transversal de facon que sa face convexe supé- 1° rieure devient plus ou moins antérieure. Le bord É antérieur descend plus ou moins bas dans l’abdomen ; ES dans plusieurs observations, il arrivait au niveau de Fe l’épine iliaque antérieure et supérieure et dans un cas be il occupait la fosse iliaque. Rarement le bord antérieur

bascule vers la profondeur de manière à être recouvert par les anses intestinales.

- Des situations plus étranges ont été signalées, mais

He sont évidemment exceptionnelles. Dans le cas de

rieure regardait vers la gauche. Demarquay a signalé “un cas de déplacement où la face inférieure de l’organe

regardait en avant et en haut ; enfin Kirmisson a observé

dinaire dans l'hypocondre droit, présente en avant un 5e fee A bord épais. ayant tous Dis caractères du bord postérieur

Duyenwor.

un fait tout aussi curieux. « Le foie, situé comme à l’ OT-

Heister, la face convexe du foie répondait au flanc à & + 2 js Q P Pr v, droit, le bord antérieur était vertical et la face infé-

du foie normal, tandis qu’en arrière, dans la concavité de du diaphragme, il possède un bord mince et tranchant sur lequel s’insère la vésicule biliaire ; pour remettre | l'organe en position, il faut le placer dans l’hypocondre

gauche ». Pour expliquer ce fait, l'auteur admet que : %

le foie, primitivement placé dans l’hypocondre gauche, ne

a subi autour d’un axe vertical un mouvement de È

rotation de gauche à droite, ce qui l'a amené dans la +. position trouve à l’autopsie. Né SLT

Lorsque, au lieu d’avoir affaire : à un foie mobile vrai, 2

il s’agit d’un foie nalade abaissé et mobile, les lésions Le que peut présenter la glande hépatique sont évidem- “7e ment fort variables. La lithiase biliaire, avec ou sans obs- ‘2 truction des voies biliaires, a été rencontrée plusieurs €

fois. Dans les cas de Trush et de Bard, le foie présentait | : = … desnoyauxcancéreux secondaires ; Lanelongue pratiqua Fee: l'hépatopexie: sur un foie atteint de cirrhose atrophique 14

ne alcoolique : Delagenière a trouvé une cirrhose hyper- 6 a LASER trophique, e enfin Leube a signalé un fait où le foie était È 1

atteint de cirrhose cardiaque. PEARL CRM oi a un finie, ke prit d'ad- ARS

Lui de, : à be RS ie.

2 x he Mer 5

L : same dans ces cas le reste du foie conserve ses rapports normaux, qu'il n’est par conséquent nullement abaissé, 2 et que l'appareil suspenseur est intact.

+ F2 Ces lobes siègent en général à droite et se déta- Be = chent soit de la face inférieure, soit du bord antérieur

de l'organe ; leur attache à Ja masse hépatique se fait

par un pédicule plus ou moins large. Assez fréquemment ils déscendent assez bas et sont assez mobiles

pour faire croire à un rein mobile. Tel est le cas de Pichevin, où du vivant de la malade on avait porté Je 211540 diagnostic de rein mobile et où, à l'autopsie de la patiente Dee, morte de tuberculose pulmonaire, on trouva un lobe © flottant se détachant de la face inférieure du foie et : K | - descendant j jusque dans la fosse iliaque droite. Dans a£ts | un cas cité par Faure, les s dimensions du lobe mobile 70 Fay étaient plus grandes encore puisque son extrémité LP 6 TT Me à » | rieurese trouvait dans le grand bassin à 20 centimètres ose 1e — au-dessous de l'appendice. -xyphoïde, à 14 centimètres 2x | au-dessous de la partie moyenne du rebord costal. LE Enfin dans le cas fort intéressant que nous aeommu- A

riq 22 M. 1e? ele Je lobe hépatique. mesurait si

ER ER Sr

paraissent fréquents, c’est tout au moins la conclusion

mobile à 0 pour. 100 des malades, 5. pour

— 930 — : a S PATHOGÉNIE ET ÉTIOLOGIE FLE

Nous étudierons d’abord le mécanisme et les causes de l’hépatoptose totale, pour nous occuper ensuite des” SES influences auxquelles il faut attribuer le foie à lobe flottant. RECU RS RO

L'hépatoptose est une affection qu'on considère

généralement comme rare, et c’est là une opinion vraie, ES. si l’on veut parler des cas où le foie est très déplacé et où les symptômes fonctionnels sont nombreux et.

importants. Mais, les cas où le déplacement est minime

à laquelle est arrivé Glénard qui dit: « qu'il en sera bientôt de l’hépatoptose comme du rein mobile ; les. se cas en seront si PER ES due Ke on ne 8 “5 publiera plus », FES LS EE ane

A l'appui de cette thèse, cet auteur, à 5 suite de

É recherches ayant porté sur 3,500 malades à atteints de S

un ur | troubles de la nutrition, évalue la fréquence du foie

hommes, et 15 He 100 des re L

Re por

faibles j jusqu’ aux plus accentués. Les premiers auraient ” fréquemment pour cause un amaigrissement prononcé, surtout chez les hommes.

TE La plupart des auteurs considèrent le foie flottant = comme plus fréquent chez la femme que chez l'homme; É c’est ainsi que dans la monographie de Landau on trouve

23 femmes pour un seul homme. Glénard au contraire, 7. nous venons de le voir, évalue la fréquence plus grande

D £ =: chez l'homme que chez la femme. Ë

Deux théories principales ont été successivement

ne | proposées pour expliquer la chuté du foie hors de sa Des loge. | ;

EN E première qu'on peut appeler théorie de l élonga-

__ tion des ligaments est aussi la première en date, © ‘est

__ celle qui a été proposée. “par Cantani dans la première

observation de fo foie mobile. Citons auparavant, sans nous

“y arrêter, la re opinion de Heister qui dit à la fin de

2 son Cr « LU cette situation, Dieu a peut

“itl foie en ee et quel inflammation FH ] RTE ES it ainsi sur les rs pro Ent en-

sà un processus ie

on ne voit pas va 2 en outre pourquoi erai! EutAous la ER ee ae

l'augmentation de poids du foie, que cette augmentation soit due à l'hypertrophie de l'organe en rapport avec une cirrhose, un cancer, ou des congestions de causes variables, ou qu'elle soit le fait d’une augmentation de pesanteur spécifique du foie comme le veut Mann. Meisner, d'autre part, a avancé que la laxité des ligaments n’est pas secondaire mais primitive, ou pour mieux dire congénitale, et due à l'existence d’un méso-hépar.

Diversauteurs, Léopold, Sutuguin, Chvosteck, se sont rangés à la même opinion. Le méso-hépar qu'ils admettent ne serait que le ligament coronaire dont les deux feuillets se seraient juxtaposés par leur face profonde comme ceux des ligaments triangulaires. Il en résulterait, on le comprend, suivant la longueur du ligament malformé, un abaissement et une mobilité plus ou moins grande.

Malheureusement aucun anatomiste n'est venu confirmer l'existence du méso-hépar pas plus sur le nouveau-né que sur l'adulte. C’est donc là une théorie qui ne repose sur aucun fondement.

Si l’élongation congénitale des ligaments n'existe pas, il n’en est pas de mème de l'absence de certains d’entre eux. Nous avons déjà cité au chapitre relatif à anatomie pathologique les cas curieux de Longuet, Kirmissen, Lanelongue, il est inutile d'y revenir ici.

Beaucoup mieux fondée est la théorie qui explique l’hépatoptose par la rotation du foie autour d'un axe transversal, le ligament coronaire formant pour ainsi dire la charnière autour duquel il tourne.

Elle s'appuie, d'une part sur l'absence de confirmation

anatomique de la théorie de l’élongation, et de l’autre

sur l'étude des moyens de suspension du foie. Nous ne

pouvons mieux faire que de citer à ce propos quelques phrases de Landau :« Dans les degrés Les plus extrêmes de son abaissement, dans le foie mobile Le plus prononcé, le foie ne peut se disloquer dans le point qui correspond à sa fixation à la paroi postérieure de l'abdomen, de telle sorte que la dénomination de foie tournant serait la plus appropriée à cet état de l'organe »; et plus loin étudiant les moyens de fixité de l’organe: « Les forces qui l'empêchent à l’état normal de se déplacer sont plutôt négatives et s’il est maintenu, c'est que d’autres organes se trouvent là qui occupent l’espace où pourrait

évoluer le foie et ne lui laissent aucune place ». Ces or-

ganes sont les intestins qui sont maintenus sous pres- -

sion, grâce à la paroi abdominale, qui fait effet de sangle 2 » re

élastique. Que cette pression intra-abdominale vienne

à diminuer et le foie s’abaissera. Reste à savoir le pourquoi de cette diminution de tension.

Pour Glénard elle serait due, soit à une. diminution

de la tension gazeuse inträdbdominale, soit à une diminution du calibre de l'intestin; il fait en plus jouer. un rôle à Ta diminution de tension sanguine intra- -hépa-

tique : qui, à l'état physiologique, contribue à assurer le

maintien du bord antérieur du foie dans sa position

normale. Pour Landau au contraire, ét pour la plupart

des auteurs, Ja diminution de tension intra- abdominale

esten rapport avec des modifications de la paroi abdo- “minale, J'empéchant de jouer son rôle de sangle las 7 tique. Nous voulons parler GER éventration qu'on trouve

notée souvent dans les observations de foie mobile, et à qui est due presque toujours à la grossesse, surtout aux 4 grossesses repètees. = = s

Landau n'hésite pas à faire de ce « ventre pendant »

la principale cause de l'hépatoptose ; le paquet intestinal e non maintenu laissant le foie basculer autour de son axe transversal. Cette théorie est vraie évidemment, mais elle est trop exclusive--La prarecen est dans les nombreux eas de femmes avant une paroi abdominale flasque, relèchée, éventrée, et ne présentant pas pour cela de foie mobile. D'autre part, parmi les observæ tions d'hépatoptose, il-en est qui ont rapport à à des hom- mes, d'autres à des femmes nullipares, avec paroi abdo- | minale intacte, nouvelle preuve que l'éventration nest pas cause unique dans le mécanisme de lhépatoptose. Aucune des théories précédentes n'est done à abri de toute eritique. Pour arriver à l'explication la plus | vraisemblable, il faut, au lieu de faire jouer à une seule | cause un rôle exelusil et prépondérant, étudier comme 4 É Es.» l'a montré Faure les diverses causes qi TS àl ka Le = . + ptose du foie, et les diviser en deux groupes + | es Re Les unes agissent lotalament letras na FAIRE general, Les premières so sont < ù ESS action « est réelle mais se S EURE Serait minime. Les Vous coni d'a =. plus importantes et; avec Faure, les nous nine | Fe 7 Parmi les causes locales à déj connues, Telle « estl'éx

rable mais non exclusif, if n'en est pas moins vrai que de toutes les causes locales, c’est peut-être la plus im- 2 portante,. | Divers auteurs, Schatz en particulier, ont signalé comme autre cause l'étroitesse congénitale du thorax au niveau de sa base, Le foie, comprimé latéralement par les arcs coslaux trop resserrés, serait poussé en bas el en quelque sorte énucléé de la concavité du diaphragme. Ce doit être là une cause bien rare si tant est qu'elle existe et, comme le remarque Faure, on voit 1 beaucoup de thorax étroits et rachitiques, qui ne s'ac- 4 éompagnent pas d'autant d'hépatoptoses,.

fs Plus intéressant et plus discuté est le rôle qu'on à # attribué au corset, Richet l’accuse formellement de pro- 4 duire un abaissement du foie. Voici ce qu'il dit à ce sujet: «On a vu chez les femmes le foie refoulé jusque : dans la fosse iliaque, ce qui était dû sans doute à Ja | pression exercée par un corset trop serré, pression qui % à la longue l’expulse de la place qu'il occupe normalement ». Vogelsang, Depage, Hertz, portent contre Jui 1 “la même accusation.

. Bouvier, Landau, Curtius, Faure, Glénard, défenon l'idée contraire ; pour eux un corset-bien placé | exerce son maximum de constriction juste au-dessus de a ane iliaque, au-dessous du foie par conséquent, £ ui serait ne maintenu dans sa position, M. Hayem om a fait une. étude. minutieuse des différents troubles

__imputables au c corset, rattache à trois variétés les défor- mations qu peuvent se produire selon que la cons-

m-hépitique, Ep ou NP AE

Dansle premier cas, dit-il, «lacompression s’exerçant au niveau de la voûte diaphragmatique, sur la face convexe du foie, a pour effet de repousser par en bas ce dernier organe et d’une manière générale tous les viscères abdominaux ; le foie ptosé dépasse les fausses côtes et parfois se mobilise ».

La constriction hépatique, elle, produit le resserrement de l’aire abdominale qui correspond à l’aire même du foie. La glande hépatique écrasée sur place s’allonge, son diamètre antéro-postérieur augmente, son bord antérieur forme souvent une lanquette mince, reliée au reste de l’organe par une portion rétrécie. Cette variété n’a donc pas d'influence sur lé foie, au point de vue de la ptose totale, nous la retrouverons en étudiant le foie à lobe flottant.

Quant à la constriction sous-hépatique elle n'a aucune action sur le foie, c’est elle que Landau, Curtius, Faure ont eue en vue lorsqu'ils défendaient le corset.

Citons encore comme causes déterminantes, les efforts répétés et en première ligne, les efforts violents d'expiration auxquels Faure attribue une réelle importance. Le diaphragme dans ces cas se soulève brusquement, Le foie qui lui est relié, est attiré de même, d’où distension brusque de l’appareil suspenseur ; on comprend qu’à la longue les ligaments peuvent se relâcher. C’est par ce mécanisme qu'ont été invoqués les vomissements, les quintes de toux incessantes des affections chroniques du poumon et des bronches, les éternuements

répétés que Landau à invoqués dans une observation

pour expliquer la chute du foie. Il s'agissait d’une malade atteinte à chaque printemps d’asthme des foins. 2 | On trouve notés, dans plusieurs cas des, efforts violents, des chutes brusques, des secousses répétées = (équitation, saut). A DE Terminons enfin en citant l’amaigrissement ; cette ÈE cause invoquée par Landau semble manifeste dans plusieurs obsérvations. Elle semble avoir joué dans lob-

___ servation que nous devons à M. le D Letulle un rôle HE LE vraiment important. Elle agit vraisemblablement en Fe ___ produisant un relâchement de la paroi abdominale qui Tee alors maintient mal le paquet intestinal.

ES — Lorsque le foie ptosé n’est pas un « foie mobile

1 Re ee D EC SRE :

vrai » mais un foie malade abaissé et mobile, l’aug-

4 J te __ mentation de volume et de poids de la glande est évi- ï ‘2720

— demment une cause locale d'une certaine importance.

© est ainsi que peuvent agir les hypertrophies, dues à Us. -une cirrhose, à un cancer, les congestions répétées A dues à Ja Hease biliaire où à une affection cardiaque... Ne | Citons enfin, à propos de l' observation relatée par Sy-

manowsky, l'opinion du professeur Botkine, qui attri-

pr bue, dans un cas de foie lithiasique abaissé, la ptose de Pine à l'action d un Re , ayant

Lun ART re nel de da la SAS impor

De vez EE" ate et, , comm le dit fort bien Faure : « Cette cause.

Page 1