‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 179 sur 503 · De Métivier. De L'agriculture des Landes, p · texte numérisé non relu

De Métivier. De L'agriculture des Landes, p

4. Henri Estienne. Apologie pour Hérodote, 1. I, ch. 38 ; d’après L. Martinet, la

dernière partie du rite aurait été usitée jusqu’à la Révolution sur le saint Grelu¬

chon de Gargilesse, et il cite, d’autres saints berrichons, saint Phallier à Chabris, saint Genitour au Blanc, qui ont été ou sont encore invoqués par les femmes

stériles ( Légendes du Berry , p. 18, 19)-

8. J. -A. Dulaure. Du culte des divinités génératrices , p. 286-287.

LES EGLISES

leurs deux genoux, c’est-à-dire dans une position qui indique suffisamment l’origine et la signification de la pratique L

Les stations faites sur les tombeaux dans un but de guérison ne son! pas très usitées dans les églises ou leur pourtour immédiat. Une estampe du XVIIIe siècle représente une malade étendue sur celui du diacre Paris dans le cimetière de Saint-Médard 1 2. Les mères couchent leurs enfants atteints de la coqueluche sur un cercueil placé près de l’autel dans la chapelle de Lomarc'h en Crac’h (Finistère) qui passe pour être le tombeau de saint André. Les fiévreux viennent de plusieurs lieues à la ronde se coucher sur le][ tombeau d’un curé de Nay, diocèse de Coutances, dont le nom est ignoré 3.

On a relevé en Ille-et-Vilaine un parallèle d’une observance fréquente près des arbres (t. III, p. 414, 417) des croix, ou des menhirs (t. IV, p. 63). A Saint-Armel les jeunes filles, dans l’espoir de faire venir les amoureux, piquent des épingles dans le tombeau du saint, encastré dans un mur. A Saint-Servant dans le Morbihan, elles les déposent, pour se marier à bref délai, sur celui de saint Gobrien dans la chapelle qui lui est dédiée ; on y en voit un grand nombre à côté des sachets de clous, des pointes ou des épingles d’hommes offerts pour la guérison des furoncles et des inflammations4.

Une croyance dont on rencontre des traces écrites dès le sixième siècle, attribue aux parcelles ou à la poussière des tombeaux placés dans les églises le même pouvoir médical ou fécondant qu’à celles des blocs naturels ou des mégalithes(cf. t . I, p. 338, et t. IV, p. 57). Grégoire de Tours vità Autun le sépulcre du bienheureux Cassien, gratté par un grand nombre de malades, de telle manière qu’on pouvait le croire presque transpercé, et. ajoute-t-il, les malades qu’on lave avec une dissolution de cette poudre ressentent aussitôt combien est grand son pouvoir. Il parle encore de tombeaux presque perforés à Clermont en Auvergne, et à Poitiers5 6. J’ai donné, t. I, p. 344-345, plusieurs exemples contemporains de cette pratique, qui est parfois associée au culte des eaux.

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