Ch. Thuriet. Trad. du Doubs, d. 183; A
. , - P* 183 î A. Meyrac. Villes et
Ardennes p. 221 . Paul Sébillot. Légendes de la Mer, t. I, p 184
3- ‘ -"i c/lCnb; CXrj°si{é? de l'histoire du vieux Paris, p. 53-54.
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LES ÉGLISES
aux désirs des fidèles. Lorsque la veille de la fête de saint Yves de Vérité, le peuple était réuni dans l’ église , le saint étendait le bras à minuit pour bénir l’assistance prosternée1 2. La Vierge de la chapelle de Somay sur Ognon, que les amoureux vont consulter pour savoir s’ils doivent se marier, hoche la tète quand elle approuve leur projet-. Si la statue de saint Biaise de l’église de Torcieu (Ain) à laquelle les jeunes filles viennent faire des prières, cligne de l’œil ou baisse la tête, elles sont assurées d’avoir ummari dans l’année3. La jeunesse de Verviers assiste à la grand’messe qu’on y dit le 19 Mars en 1 honneur de saint Joseph, pour voir le niquet ; c’est un hochement de tête par lequel le saint indique les ménages heureux4'.
Des simples d’esprit, auxquels on a recommandé de ne vendre leur toile ou leur bétail qu'à des gens qui ne marchandent pas, les proposent à des statues qu’ils prennent pour des personnes vivantes ; dans des versions de la Lorraine, de la Gascogne et du Languedoc, le vent fait remuer de haut en bas la tète de l'effigie, et le garçon croit qu elle accepte ; plus tard, quand il s’adresse à elle pour recevoir le prix, la tête s’agite comme pour dire non, et s’imaginant qu elle refuse de payer, il la frappe et parfois la brise ; cet acte, en la détachant du socle, y fait découvrir un trésor (Bourgogne), ou fracture le tronc des offrandes (Gascogne). Deux contes de la Haute-Bretagne, un conte champenois parlent de louis d’or ou d éçus trouvés dans la statue brisée. Dans un conte haut-breton, deux sots demandent la chaiité « pour la fortune du feu », à des saints de bois, et, n’en obtenant pas de réponse, se mettent à les frapper, et trouvent un trésor dans la tete de l’un d’eux5. D’autres contes parlent de personnes dévotes qui s’adressent verbalement aux images pour savoir la conduite à tenir en telle ou telle circonstance ; c’est ainsi que lorsque la mère du garçon qui veut être voleur interroge à ce sujet la statue de la Vierge ou celle d’un saint, un farceur, ou le garçon lui-même, répond que c est la en effet la vocation de son fils. Une vieille fille qui supplie tout haut la Vierge de lui accorder un mari, entendant éclater de rire un petit