A. Meyrac. Trad. des Ardennes, p
6. A. Dauzat, in Rev. des Trad. pop. t. XV n, 574 On rencnnino «, . . . , ,
sodé dans les chansons: Bujeaud. Chants pop. de l'Ouest, t. II, p 107 Cenac Mon" t u n r/T 1 Gascogne, p. 288 5 J. -F. Bladé. Chants pop. de la Gascogne déguiseme!it/anS ~ ^ dermeres ce sont des iaï(Iues sont abusées pa? ce
LES GENS D'ÉGLISE
complices, menacées de châtiments particuliers : Quiconques cognoist charnelement nonnain sachez qu’ils morons a trop plus de doleur que les autres gens1. Un vers latin note une circonstance naturaliste que les Evangiles rapportent plus crûment:
Arrechis mort lui' monacha qwcumque polit ur.
En Normandie les nonnes et les curés qui se sont aimés et n'ont pas fait pénitence avant de mourir sont condamnés à suivre la Chasse Annequin (t. I,p. 171). Les fantômes des religieuses d une abbaye située sur la rive gauche du Rhône dansent des sarabandes infernales avec les moines dans les ruines de l abbaye de Saint-Alban a M alarage, qui était de l’autre côté du fleuve, en punition des orgies auxquelles ds se livraient ensemble de leur vivant2. Dans les Ardennes les religieuses d’un couvent englouti sont condamnées à danser des rondes (cf. t. II, p. 433). Une nonne est punie à cause de sa coquetterie ; elle revient dans un vieux manoir des environs de Morlaix où elle erre en retroussant sa robe et en montrant ses jambes : l'une d’elles est décharnée et livide, tandis que l'autre, très bien faite, est couverte d'ulcères. Cette revenante est une ancienne habitante de la maison, qui fut en etlet religieuse, et qui sachant qu’elle avait la jambe bien tournée, la montrait à tout propos. En punition de sa vanité, elle est condamnée à revenir jusqu'à la fin du monde, et à faire voir à ceux qui la rencontrent, au lieu de ses belles jambes, des jambes répugnantes. Un jour une vieille femme se munit d’un cierge et d eau bénite, et elle osa lui dire qu'au lieu d’effrayer les vivants, elle ferait mieux de se tenir tranquille dans sa tombe. Elle entendit un sanglot, et depuis la religieuse aux beaux mollets ne. se montre plus qu une fois 1 an, la nuit du 31 décembre .
Des légendes racontent que des religieuses, pour garder leur vœu de chasteté, ont recours à des mutilations ou même au suicide. Lors de l'invasion normande les filles d un monastère de Fécamp se coupèrent le nez et les oreilles pour que les barbares ne ressentissent plus à leur vue que du dégoût4. Celles du Moutier de Saint-Gilles (Indre) qui
1. Les Evangiles des Quenouilles , IV, 4, cl. /• . L. de Lrar.ce , t. l,p. ->04 un eimite et une religieuse pétrifiés au moment où ils échangent leur premier baiser.