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LES VILAINS ET LES NOBLES

Au moyen âge, le peuple, et plus particulièrement celui des campagnes, était désigné par le nom collectif de Jacques Bonhomme *, qui faisait peut-être allusion à ses mœurs pacifiques et à sa passivité. On 1 appelait aussi simplement le Bonhomme, et l’on rencontre les deux formes dans une pièce du XVIe siècle :

Cessez, cessez, gendarmes et piétons.

De pilloter et encager le bonhomme,

Qui de long temps Jacques Bon-Home se nomme -.

Une ordonnance du 211 septembre 1523 défend aux aventuriers, etc., de baptre . chasser et mettre le Bonhomme hors de sa maison a.

D autres sobriquets étaient basés sur l’aspect physique des paysans : au XVIe et au XVIIe siècle, on les nommait Piedgris, et un peu plus

1. Leroux de Lincy. Le Livre des Proverbes , t. Il, p. 45. Fuit negotium per rusticos se u Jacques Bonhomme, strenue expédition (1359). On disait aussi : Jacques Bonhomme est une bête patiente ^Blavignac. L’Empro genevois , p. 298) ; Jacques Bonhomme a bon dos, Jacques Bonhomme paiera tout (Froissart). On trouve : Les Jacques Bonhommes dans Roger de Collerye (1536), Œuvres , p. loi, et dans Rabelais. Pantagruel , 1. IV, Prologue. Jean Bonhomme figure dans la Comédie de Chansons , acte II, sc. 3 (1640) et: Aux despeus de Jean Vilaiu, dans la Bonne response à tous propos (1547).

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