‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 338 sur 503 · Elvire de Cerny, in Rev. des Trad. pop., t. XIV, p · texte numérisé non relu

Elvire de Cerny, in Rev. des Trad. pop., t. XIV, p

LA NOBLESSE ET LE TIERS-ÉTAT

le faisaient beaucoup de gentilshommes en Périgord , Saintonge et autres provinces '.

On rencontre dès le XVe siècle des traces écrites de brocards qui s’appliquaient aux hobereaux d'une province voisine de Paris :

... Desjuner tous les matins Comme les escuiers de Beaulce.

Il est expliqué par ce dicton de la Renaissance : les gentilz hommes de Beauce dejeunent de baisler (bailler). On disait encore: Gentilhomme de Beauce qui vend son chien pour avoir du pain. C’est de la noblesse à Maquieu Furon, va te coucher, tu souperas demain, disait le paysan du Pédant joué ; en Normandie on remplaçait ainsi la première partie de ce blason : C’est un gentilhomme de Bilhot (La Bouille), etc.

Noblesse de Cussy,

La soupe et le bouilli.

disait-on en Bessin ; en Haute-Bretagne la noblesse de La Malhoure a à moitié dîné quand sa soupe est mangée 1 2.

Gentilhomme de Beauce Il est au lit quand on refait ses chausses.

En Basse-Bretagne les nobles de Plouescat devaient aussi y rester quand on nettoyait leurs vêtements 3. On expliquait le dicton Limousin : Gueux comme un gentilhomme de Ligoure, en disant : ils n'ont qu’un fusil, qu’un chien galeux, etc. En Bessin court ce dicton : C’est comme messieurs de Biausse, une épée pour trois 4 5. Au XVIe siècle c’était Gentilshommes de Beauce que 1 on dit qu'ils sont deux à cheval quand ils vont par pays2. Voici deux distiques du midi qui rentrent dans cet ordre d’idées :

Loas nobles de Barran Vènon dà pèd , la cravacho à la man.

Coumo moussu de Mounlagut Un pé caoussal l’aoulré pé nul*.

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