‹ Le folk-lore de France (volume 2)Chapitre 355 sur 503 · Collin de Plancy. Dict. infernal , t. III, p · texte numérisé non relu

Collin de Plancy. Dict. infernal , t. III, p

5. Jacques du Breul. Le Théâtre des Antiquité. z de Paris , p. 65.

6. Léo Desaivre, in Rev. des Trad. pop., t. XVI, p. 338 (cf. sur les insectes ailes auxquels que poignée de sable donne naissance, le t. 111, P- 300-301).

LES GUERRES

montagne1 ; d après une légende comtadine ancienne, les gens de Saint- Roumanet, assiégés par les huguenots, auraient dû leur salut à des abeilles, miraculeusement suscitées contre les calvinistes, qu’elles piquèrent aux mains, au visage et aux oreilles2.

Lors du siège de Poitiers en 1202, un clerc de ville offrit aux Anglais de leur ouvrir une des portes ; mais n’ayant pu se procurer les clés à l’heure convenue avec les ennemis, il leur jeta un écrit dans lequel il leur disait d attendre, et il alla réveiller le maire pour lui demander les clés, sous prétexte d’ouvrir la porte de la Tranchée à un gentilhomme qui voulait s en aller vers le roi de France. Le maire ne les trouva pas, et se doutant d’une trahison, fit prendre les armes aux habitants. Ceux-ci en arrivant à cette porte, virent les Anglais qui se battaient entre eux. Le maire alla à la Nolre-Dame-la-Grande, recommanda la ville à Dieu et à la benoîte Vierge Marie, et quand il fut devant l’image Notre-Dame, il vit entre ses bras lesdites clés. On fit sonner le beffroi, et la porte ayant été ouverte, ceux de Poitiers sortirent et tuèrent beaucoup d Anglais. Ceux qu’ils firent prisonniers leur racontèrent la trahison, et dirent qu'ils avaient vu au devant des portes une reine vêtue le plus richement qu'on saurait faire, et avec eux une religieuse et un évêque qui avaient sans nombre de gens armés, et s étaient mis à frapper sur les Anglais. Et qu’aucuns d’eux, considérant que c étaient la Vierge Marie, saint Hilaire et sainte Radegonde, s étaient par désespoir occis eux-même et les autres occis leurs compagnons. En mémoire de ce fait, les trois statues figuraient sur le grand autel de Notre-Dame. Celle de la Vierge tenait des clés d’argent ; d’autres clés étaient suspendues à la voûte 3.

Les effigies des saints interviennent aussi. Une année que les Anglais assiégeaient Quimper, une bombe allait tomber sur l’église de Guéodet, loisque la statue de la Vierge placée dans une niche au-dessus d’un puits étendit la main ; la bombe vint s’y placer et la statue se penchant jeta le projectile dans le porche d'où il roula jusqu’au bout de la nef4 5. D après une légende chartraine, une statue de la Vierge qui ornait la Poi te-Drouaise, détournait les boulets de la direction qu’ils auraient dû pi endre et les attirait dans son giron °, (cf. les statues qui découvrent les pièges de l’ennemi, t. IV, p. 163). Les Anglais qui assiégeaient Rennes ayant creusé un souterrain qui aboutissait à l’église Saint-

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