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LES HUGUENOTS

Le nom de Huguenot s'attache, avec une sorte d’idée de paganisme, à quelques mégalithes (cf. t. IV, p. 37). A Boury (Oise), on dit qu’ils se rassemblaient pour l’exercice de leur culte près du dolmen de la Belle-Haie. Dans les Vosges, un bloc erratique, près duquel se réunissaient peut-être les protestants, se nomme le Prêche des huguenots1, à Aurillac, l'homme dans la lune s’appelle Jean le Huguenot (cf. t. I, p. 24). Le sobriquet de Huguenots est appliqué à certains pays où le culte protestant fut pratiqué ; c'est encore celui des habitants d’Ercéprès-Lifïré et de la Chapelle-Chaussée (Ille-et-Vilaine) 3, de laFonlaineles-Bassets, en Normandie3, deFixin, de Marcilly-sur-Tille, de Châtillonsur-Seine, dans la Côte-d’Or4. En Béarn, on trouve les Huganauls de Blaxou, en pays basque les Higanautak de Montory, en Limousin Lous heiganout dà l iorty les Huguenots d Aire dans les Ardennes, les Parpaillots d Ai en Champagne et en Franche-Comté les villages protestants et catholiques se renvoient des formulettes injurieuses b.

On peut aussi noter qu’en Quercy on appelle Las Brespos de Nigonaous , des vêpres facétieuses dont on rencontre sous d’autres désignations des parallèles en d’autres pays de France 6.

Calvin est un des personnages dont on veut voir la représentation sur les rochers (cf. t. I, p. 301). Un passage d’une œuvre humoristique du XVIIe siècle montre que, suivant un usage dont on trouvé bien d autres exemples, on donnait son nom à des bêtes7 : Un petit chien entendant parler de Calvin leva la teste, croyant qu'on l’appelait, car c'estoit son nom 8.

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